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mots-nomades de Patrice Favaro - Page 6

  • Sigismond fait un Ricochet

    Extrait" :Dans ce texte d'une grande douceur, Patrice Favoro présente avec une fantaisie pleine d'humour sa version imaginée de l'enfance de Freud. 
    Quel délicieux culot d'analyser le parcours du plus fameux psychiatre !
    Mais aussi quelle jolie façon de montrer aux enfants qu'un défaut peut devenir une qualité pour peu qu'on l'apprivoise et qu'on le prenne du bon côté. 

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    La critique à lire en entier ici

  • Bambou kanak!

     

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    Chaque année, je suis enthousiasmé par le résultat de l'atelier écriture et illustration que Françoise Malaval et moi menons depuis pas mal de temps avec Aubagne Ville lecture et des élèves de deux classes de 6° du collège Lou Garlaban. Je ne peux pas parler des textes, ils sont encore en cours d'écriture, mais d'ores et déjà, on peut juger de la qualité des illustrations. Pendant quatre demi-journées réparties sur une même semaine, dans un lieu retiré au cœur de la pinède, les élèves découvrent une technique particulière et la mettent en œuvre pour illustrer l'histoire qu'ils sont en train d'inventer avec mes conseils. C'est inimaginable de voir comment ils pigent vite! Il faut dire que Françoise à l'art et la manière du partage!

     

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    En particulier parce qu'elle choisit à chaque fois des techniques tirées de son expérience des arts traditionnels et premiers. Cette année, pour la première classe, au programme la technique de peinture avec des bâtonnets qui est propre aux Aborigènes d’Australie.

     

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    Françoise a fait découvrir à la seconde classe le graphisme qu'on trouve sur les bambous gravés du peuple Kanak.

     

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    Et c'était un vrai bonheur d'entendre ces enfants parler à longueur de journée de "bambou kanak"! Une belle façon de rendre hommage à nos amis de cette terre lointaine qui restent si chers à nos cœurs... Denis, Juliette, Marie-Adèle, Laurence V, Laurence L. Gilbert, et tous les autres! On ne vous oublie pas!

     

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  • Aider les enfants du Népal

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    Françoise Malaval et moi avons décidé de mettre en vente 50 exemplaires de notre album Ammi au bénéfice des enfants népalais victimes du tremblement de terre. Cet album  avait été inspiré  par une catastrophe similaire. Aujourd’hui, la même tristesse et l’envie d’aider avec nos modestes moyens nous font réagir.

    Vous pourrez découvrir toute la « genèse » de cet album sur le blog Ammi (ici).

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    Les albums sont vendus 20 € frais de port inclus pour la France et l’Europe. Le bénéfice ainsi récolté sera partagé entre deux associations œuvrant au Népal en direction des enfants depuis de nombreuses années et en lesquelles nous avons toute confiance.

     

    Un très grand merci à tous ceux qui voudront s’associer à notre démarche.

     

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    Vous trouverez le bon de commande à télécharger ici.

  • Une frontière... extraits

  • Bonne route, Christian

    Christian Puard, un ami, un peintre, un artiste, s’en est allé hier au dernier jour d’avril. Françoise et moi avons partagé avec lui une amitié de quarante ans, sans nuages. Une amitié s’écrivant parfois en pointillés parce que la vie des uns et des autres ne va pas toujours au même pas, surtout quand on partage le même goût pour les voyages, mais une amitié jamais interrompue, toujours fidèle.

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    Pendant quarante ans, Christian a été des toutes les aventures que Françoise et moi avons menées : la musique et la lutherie, tout d’abord, à laquelle il s’est essayé un temps dans mon atelier de Rognes. Ensuite, le dessin avec les cours qu’il donnait à Françoise en échange des miens sur la fabrication instrumentale ; puis le théâtre, en prêtant son pinceau et son talent à notre compagnie, le Théâtre de la Fiera : affiches, programmes et de magnifiques décors.

     

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    Ensuite vinrent les voyages : la Grèce, Ithaque, le voilier et des bords tirés sous les coups de meltem entre la Turquie et les îles du Dodécanèse. Puis ce fut l’Inde, qu’il nous a poussés à découvrir et dont la première porte s’est ouverte à Chandigarh grâce à lui. Une Inde où nous nous sommes retrouvés plus d’une fois : l’hiver à Delhi avec son amie S., à Pondichéry dans le vieux quartier français, dans la trépidante Bangalore, au cœur des temples joyaux de Belur ou d’Halebid...

     

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    ici avec Raj et moi-même

    Ou encore dans la chaleur étouffante de Mangalore pour le mariage de P. notre meilleur ami indien...

     

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    ici avec Françoise et Anne

     

    Des brassées de bons souvenirs, ceux qui font que la vie mérite d’être vécue, avec le même appétit gourmand que Christian savait si bien montrer.

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    La peinture, Christian la vivait sans concession ni compromis. Je ne l’ai jamais vu dévier ni céder à la facilité et au tape-à-l’œil. Christian maîtrisait à la perfection la difficile technique de la peinture a tempera. Il préparait lui-même ses couleurs, en mélangeant pigments et jaune d’œuf. Ensuite venait un très long et minutieux travail de superposition de couches, nombreuses et fluides, qui donnaient une incroyable lumière intérieure et des couleurs profondes et fortes à ses tableaux. Un labeur quasi monacal demandant savoir, talent, patience et concentration, Christian en avait d’ailleurs appris les rudiments avec des peintres d’icônes comme Nicholai Greshny. Il disait de sa peinture qu’elle était le tribut qu’il payait en retour à l’Inde pour ce qu’elle lui avait offert.

    Son œuvre, parce qu’il s’agit réellement d’une œuvre cohérente et inspirée, va bien au-delà du néo-tantrisme auquel on pourrait un peu trop vite l’associer. Si les références au tantrisme sont nombreuses, avec des figures symboliques comme le lotus, le mandala, mais aussi le yoni, son œuvre est sans doute plus encore empreinte de musique et de danse indienne. Christian confiait à un journaliste du Hindu (article à lire ici) à propos de son exposition, A tribute to India, à la New Delhi’s Experimental Art Gallery de Delhi . «  La musique est un lien entre les différentes parties du corps et la danse est le langage du corps. Je ne cherche pas la simple imitation dans mon travail. Je veux partager ma compréhension de la philosophie de ce pays». Afin de s’en imprégner, Christian a été un habitué du festival de Madras et de Mahabalipuram. Deux manifestations annuelles où se produisent les meilleurs musiciens de l’Inde, mais aussi danseurs et danseuses les plus fameux dans le style Bharata Natyam, Odissi ou Kuchipudi. Mille fois, nos vues sur l’art, les arts, les artistes, l’authenticité des uns, les tricheries des autres, nous ont entraînés dans de longues discussions, la nuit venue, sous la tonnelle du mas de Rognes, dans le jardin de curé de notre maison de Mallemort, dans un resto de Pondy, sur un chemin du Queyras…

     

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    peinture sous verre offerte pour mes 50 ans par C.Puard

    Il y a une semaine, je suis allé dire au revoir à Christian, et, juste avant de nous séparer, nous nous sommes souhaité mutuellement bonne route dans une dernière accolade. Je savais que je ne le reverrais pas. Ces derniers instants d’amitié que nous avons partagés, je les garde précieusement. C’est une chance d’avoir croisé quelqu’un comme lui. Je sais que nous avons été nombreux dans ce cas : jusqu’au bout de son chemin Christian a été chaleureusement entouré. C'est la plus belle des preuves.

    Fais bonne route, mon ami.

     

    PS Françoise et moi adressons à ses proches toutes nos pensées affectueuses.

     

    On peut voir quelques œuvres de Christian Puard sur le blog de Pedro Mendez (cliquez sur le tableau ci-dessous)

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  • Sigismond à la Poudrière!

    Pour les examens de fin d’année, des élèves de l'école du film d'animation de la Poudrière (ex Folimage) ont choisi un de me souvrages : "Les oreilles de Sigismond" pour les exercices de développement de concept de séries et unitaires TV à partir d'ouvrages jeunesse.

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     Il paraît que le projet se présente ainsi: un module de 11 semaines consacrées au développement en groupe de projets TV (séries et unitaires) à partir d'ouvrages jeunesse sélectionnés par l'école. Dans un premier temps, chaque groupe travaille sur l'adaptation d'un ouvrage jeunesse en unitaire TV de 13 minutes, avec écriture du scénario. Le deuxième exercice porte sur l'adaptation en série TV d'un ouvrage jeunesse avec développement du concept, recherches graphiques, storylines, etc....  A l'issue de la formation l'ensemble des travaux sont présentés devant un jury professionnel avec pitch des concepts de série et  lecture des scénarios d'unitaires.

    présentation des projets le 2 juillet. Bonne chance à celles et ceux qui ont choisi Sigismond!

     

     

  • Tout pilleur est un naufrageur!

    Marre de trouver sur les moteurs de recherches  (et toujours en tête des pages) des nuées de liens  de téléchargement illicites reprenant tous les titres de mes bouquins affublés d'un pdf et renvoyant à des sites truands... Oui, truands, car piller le travail des autres, ça n'a rien de libertaire, ce n'est, ni plus ni moins, que de la basse exploitation humaine... et quand elle avance de plus masquée... c'est encore plus gerbant!

     

    Un collectif d'auteurs (dont je suis!) se mobilise contre le piratage littéraire et lance une pétition relayée par la Scam.
    Le temps où le monde du livre se pensait à l’abri du piratage est révolu. Nous, auteurs et illustrateurs de livres, réclamons que le phénomène du piratage littéraire soit pris en compte, et que des dispositions rapides et efficaces soient mises en place.

    La pétition est à lire ici

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  • "Une frontière "sur le site Mes Madeleines

    "Un roman abouti et sans langue de bois, qui donne à réfléchir sur les politiques menées à l’international."

    Et un point d'analyse qui me rappelle ce que l'on m'a déjà dit à propos d'un autre livre On ne meurt pas, on est tué : une construction romanesque placée sous le signe du double.

    Roman construit sous le signe du double

    1. La Pureté et la Manipulation ** pureté (sentiments des 2 héros, la fin de l’enfance) ** manipulation : les 2 États (manipulation de l’émotion : le patriotisme de chaque peuple et la peur de la guerre des occidentaux)
    2. Les frontières, métaphores de l’occident et du Tiers Monde ** extérieures (séparation artificielle des espaces et des populations) ** intérieures (la dissemblance d’Autrui)

    lire la chronique en entier ici

  • Retrospective articles de presse : Mahout

    "Mahout m'a littéralement transportée! J'étais avec Sid en Inde, vendu par ses parents à un créancier qui le placent comme apprenti chez un type qui loue ses éléphants."

    LIVRES ADOS (la critique à lire ici)

     

     

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    J’ai beaucoup aimé le roman, l’histoire et l’écriture. L’Inde est le personnage principal aussi important que la vie de Sid. Les traditions liées à l’éléphant sont bien décrites. Un bon roman ados à découvrir aussi pour les adultes.

     

    LES LECTURES DE MARTINE MORATAL(la critique à lire ici)

     

    L'auteur Patrice Favaro livre dans Mahout un témoignage poignant sur le sort des éléphants en Inde. Captifs, ils sont maltraités par leurs mahouts, des hommes issus de milieux très pauvres, analphabètes, vivant dans des conditions misérables. C'est le destin de l'un d'entre, eux, Sid, que Patrice Favaro nous fait partager dans ce roman où se dévoile toute l'âme indienne. Une immersion très documentée - l'auteur s'y rend régulièrement -dans la complexe société indienne, terre de constrastes où se côtoient des traditions ancestrales et une grande modernité.

     

    Les p'tits lus -

     cliquez sur l'image pour lire la critique

     

    ENCRES VAGABONDES (la critique à lire ici)

    C'est un très beau livre, dur parfois, qui laisse affleurer la passion et l'engagement de l'auteur pour l'Inde et les éléphants et qui contribue à éclairer le lecteur, petit ou grand, sur la vie de ces « géants » et de ce continent oubli.

     

     cliquez sur l'image pour lire la critique

    Les livres ont parfois ce pouvoir : dire la réalité pour que le lecteur puisse appréhender le monde et peut-être le changer. Alors il faut lire Mahout, en parler et le faire circuler dans notre monde parfois si cruel.

     

      BOOKINAGES (la critique à lire ici)

    C’est à la fois la misère et la grandeur de l’Inde – mais aussi des hommes – que Patrice Favaro nous donne à voir dans un roman aussi instructif qu’émouvant.

  • Retrospective articles de presse 1

    La Littérature de voyage pour la jeunesse de Patrice Favaro aux éditions Thierry Magnier sur le site de l’association internationale des chercheurs de langue française sur les littératures d’enfance et de jeunesse. (ACLEJ).

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    cliquez sur l'image pour lire l'article (très complet et documenté)