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mots-nomades de Patrice Favaro - Page 5

  • A propos du plus mal aimé de mes livres...

    Mon roman La vérité crue, même s'il a obtenu le prix le plus important du livre jeunesse en Suisse, le prix de la RTS Radio Télévision Suisse en 2014 à Génève, reste le plus mal aimé de mes livres dans l'Hexagone.

     

    Alors que je suis si souvent invité à parler de l'un ou l'autre de mes livres dans les classes, les bibliothèques ou à l'occasion des salons du livre... je ne le suis quasiment jamais pour celui-là! Une explication? J'en donnais déjà une sur le site de la RTS dans une interview où je répondais à la question:

     

    D’où vous est venue l’idée de ce livre ?

    En tant qu'auteur, je dois avouer que j’ai un faible tout particulier pour ce roman, comme un père ou une mère pourrait en avoir pour un enfant qui ne serait pas tout à fait comme les autres. Car c’est bien du thème de la différence que traite principalement La vérité crue. Une différence due tout d’abord au handicap, cette dyspraxie qui encombre mon personnage appelé Jésus dans ses gestes les plus simples. Mais aussi ce qui le met plus encore à l’écart: sa manière de percevoir le monde et tous les êtres vivants non pas comme le ferait le plus grand nombre mais à sa façon, sans tricher, sans faux-semblant, sans hypocrisie. Et c’est cela qui dérange le plus: la vérité toute crue n’est pas toujours bonne à dire… elle met mal à l’aise ceux qui n’ont pas le courage de l’aborder de face. Si mal à l’aise que les réactions méprisantes, sarcastiques, voire violentes, ne tardent pas en général. Essayez donc de dire à table que vous vous refusez à manger les animaux comme le héros de ce roman, par exemple, pour en avoir une petite idée!

    Plus d’une fois, j’ai rencontré dans mon parcours d’auteurs des ados qui se refusaient à faire comme les fameux trois singes chinois: le premier ayant les mains devant les yeux, le second se bouchant les oreilles, et le troisième avec une main posée sur la bouche. Je sais le courage qu'il faut à un adolescent pour assumer certaines différences: celle de vivre autrement, celle d’avoir une sensibilité particulière, celle de vouloir respecter la vie sous toutes ses formes. C’est pour témoigner du courage que certains manifestent au quotidien pour suivre leur propre chemin que j’ai écrit La vérité crue. Il y a longtemps, fort longtemps, on pourrait presque dire dans une autre vie, j’ai été de ceux-là. 

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  • Art sauvage

    Je fais suivre cette info transmise par mes amis Viviane Lièvre et Jean-Yves Loude

     

    Dans le cadre des « Journées du patrimoine de pays et des petits moulins »

               le dimanche 21 juin 2015

    l’association des Amis du Petit Musée de Pierre Martelanche
    exposera
    quelques sculptures
    du « vigneron éclairé de Saint-Romain-la-Motte »
    (inscrites à l’inventaire du Patrimoine français)
     
    dans la salle du clocher de l’église du village-livres de Saint-Romain
    accompagnées de photos de Viviane Lièvre
     
     
    le film « Le Petit Musée de Pierre Martelanche »
    de Philippe Lespinasse
    (réalisateur de nombreux documentaires pour le Musée d’Art Brut de Lausanne)
    sera projeté au deuxième niveau du clocher
    le dimanche à 14h, 15h, 16h, 17h, 18h

     
    à cette occasion,
    sera lancé, le dimanche, le dernier numéro de la Revue d’Art
    L’œuf Sauvage
    qui consacre dix pages à l’œuvre de Pierre Martelanche
      

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    ©viviane lièvre

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  • Flash back avec GachaEmpega

    Un superbe souvenir, le bonheur d'être entouré de tant d'amies et amis. On recommence quand?

     

    Rencontre autour du monde VENDREDI 5 OCTOBRE 2012 AUDINCOURT
    LIBRAIRIE LES PAPIERS BAVARDS » 
    avec Patrice FAVARO (écrivain), Françoise MALAVAL (imagière), 
    Jean-Yves LOUDE (écrivain et ethnologue) et Viviane LIEVRE (ethnologue et photographe) témoignent depuis trente ans de la diversité des cultures du monde – lointaines ou proches – à travers leurs livres, études, romans adultes et jeunesse, leurs photos et leurs conférences. Leurs terrains d’investigations sont les Kalash du Pakistan, le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest, le Cap-Vert, Lisbonne, São Tomé, le Brésil.
    Au programme de la rencontre : lectures croisées

     

    GachaEmpega-Voyages-Immobiles-Favaro-Malaval-Lievre-Loude-rencontre-Lespapiersbavards by Hoka Claude Gouin on Mixcloud

     
  • Narbonne: retour sur une rencontre

    Dans le cadre dus Salon du Livre de Narbonne, j'ai rencontré plusieurs classes dans un lieu inhabituel: l'ancienne salle des coffres de la Banque de France!

    extrait du récit qu'en a fait Madame Rhinocéros:

    Patrice Favaro nous transporte dans l’Inde d’aujourd’hui et de ses contrastes. De son écriture précise et colorée, il nous dépeint le quotidien, la culture du Kerala. Un texte qui donne à réfléchir sur la condition de la femme, l’instruction des enfants, les dommages d’un développement économique galopant.

    Une histoire qui se passe à l’autre bout du monde, au cœur des coutumes et des rites, au cœur d’un pays riche de contraste et de transparence . Pourtant, ce jeune public ne paraît pas dérouté. Les élèves se sont appropiés l’histoire de DIPIKA avec une facilité déconcertante, se laissant emportés par les couleurs et l’originalité de l’Inde qu’ils ne connaissent pas, donnant lieu à diverses recherches au sein de la classe. Ils se reconnaissent en DIPIKA et partagent sa viele temps d’une lecture. La littérature n’a ni âge, ni frontière.

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    La chronique est à lire ici en entier.

  • Sigismond fait un Ricochet

    Extrait" :Dans ce texte d'une grande douceur, Patrice Favoro présente avec une fantaisie pleine d'humour sa version imaginée de l'enfance de Freud. 
    Quel délicieux culot d'analyser le parcours du plus fameux psychiatre !
    Mais aussi quelle jolie façon de montrer aux enfants qu'un défaut peut devenir une qualité pour peu qu'on l'apprivoise et qu'on le prenne du bon côté. 

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    La critique à lire en entier ici

  • Bambou kanak!

     

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    Chaque année, je suis enthousiasmé par le résultat de l'atelier écriture et illustration que Françoise Malaval et moi menons depuis pas mal de temps avec Aubagne Ville lecture et des élèves de deux classes de 6° du collège Lou Garlaban. Je ne peux pas parler des textes, ils sont encore en cours d'écriture, mais d'ores et déjà, on peut juger de la qualité des illustrations. Pendant quatre demi-journées réparties sur une même semaine, dans un lieu retiré au cœur de la pinède, les élèves découvrent une technique particulière et la mettent en œuvre pour illustrer l'histoire qu'ils sont en train d'inventer avec mes conseils. C'est inimaginable de voir comment ils pigent vite! Il faut dire que Françoise à l'art et la manière du partage!

     

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    En particulier parce qu'elle choisit à chaque fois des techniques tirées de son expérience des arts traditionnels et premiers. Cette année, pour la première classe, au programme la technique de peinture avec des bâtonnets qui est propre aux Aborigènes d’Australie.

     

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    Françoise a fait découvrir à la seconde classe le graphisme qu'on trouve sur les bambous gravés du peuple Kanak.

     

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    Et c'était un vrai bonheur d'entendre ces enfants parler à longueur de journée de "bambou kanak"! Une belle façon de rendre hommage à nos amis de cette terre lointaine qui restent si chers à nos cœurs... Denis, Juliette, Marie-Adèle, Laurence V, Laurence L. Gilbert, et tous les autres! On ne vous oublie pas!

     

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  • Aider les enfants du Népal

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    Françoise Malaval et moi avons décidé de mettre en vente 50 exemplaires de notre album Ammi au bénéfice des enfants népalais victimes du tremblement de terre. Cet album  avait été inspiré  par une catastrophe similaire. Aujourd’hui, la même tristesse et l’envie d’aider avec nos modestes moyens nous font réagir.

    Vous pourrez découvrir toute la « genèse » de cet album sur le blog Ammi (ici).

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    Les albums sont vendus 20 € frais de port inclus pour la France et l’Europe. Le bénéfice ainsi récolté sera partagé entre deux associations œuvrant au Népal en direction des enfants depuis de nombreuses années et en lesquelles nous avons toute confiance.

     

    Un très grand merci à tous ceux qui voudront s’associer à notre démarche.

     

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    Vous trouverez le bon de commande à télécharger ici.

  • Une frontière... extraits

  • Bonne route, Christian

    Christian Puard, un ami, un peintre, un artiste, s’en est allé hier au dernier jour d’avril. Françoise et moi avons partagé avec lui une amitié de quarante ans, sans nuages. Une amitié s’écrivant parfois en pointillés parce que la vie des uns et des autres ne va pas toujours au même pas, surtout quand on partage le même goût pour les voyages, mais une amitié jamais interrompue, toujours fidèle.

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    Pendant quarante ans, Christian a été des toutes les aventures que Françoise et moi avons menées : la musique et la lutherie, tout d’abord, à laquelle il s’est essayé un temps dans mon atelier de Rognes. Ensuite, le dessin avec les cours qu’il donnait à Françoise en échange des miens sur la fabrication instrumentale ; puis le théâtre, en prêtant son pinceau et son talent à notre compagnie, le Théâtre de la Fiera : affiches, programmes et de magnifiques décors.

     

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    Ensuite vinrent les voyages : la Grèce, Ithaque, le voilier et des bords tirés sous les coups de meltem entre la Turquie et les îles du Dodécanèse. Puis ce fut l’Inde, qu’il nous a poussés à découvrir et dont la première porte s’est ouverte à Chandigarh grâce à lui. Une Inde où nous nous sommes retrouvés plus d’une fois : l’hiver à Delhi avec son amie S., à Pondichéry dans le vieux quartier français, dans la trépidante Bangalore, au cœur des temples joyaux de Belur ou d’Halebid...

     

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    ici avec Raj et moi-même

    Ou encore dans la chaleur étouffante de Mangalore pour le mariage de P. notre meilleur ami indien...

     

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    ici avec Françoise et Anne

     

    Des brassées de bons souvenirs, ceux qui font que la vie mérite d’être vécue, avec le même appétit gourmand que Christian savait si bien montrer.

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    La peinture, Christian la vivait sans concession ni compromis. Je ne l’ai jamais vu dévier ni céder à la facilité et au tape-à-l’œil. Christian maîtrisait à la perfection la difficile technique de la peinture a tempera. Il préparait lui-même ses couleurs, en mélangeant pigments et jaune d’œuf. Ensuite venait un très long et minutieux travail de superposition de couches, nombreuses et fluides, qui donnaient une incroyable lumière intérieure et des couleurs profondes et fortes à ses tableaux. Un labeur quasi monacal demandant savoir, talent, patience et concentration, Christian en avait d’ailleurs appris les rudiments avec des peintres d’icônes comme Nicholai Greshny. Il disait de sa peinture qu’elle était le tribut qu’il payait en retour à l’Inde pour ce qu’elle lui avait offert.

    Son œuvre, parce qu’il s’agit réellement d’une œuvre cohérente et inspirée, va bien au-delà du néo-tantrisme auquel on pourrait un peu trop vite l’associer. Si les références au tantrisme sont nombreuses, avec des figures symboliques comme le lotus, le mandala, mais aussi le yoni, son œuvre est sans doute plus encore empreinte de musique et de danse indienne. Christian confiait à un journaliste du Hindu (article à lire ici) à propos de son exposition, A tribute to India, à la New Delhi’s Experimental Art Gallery de Delhi . «  La musique est un lien entre les différentes parties du corps et la danse est le langage du corps. Je ne cherche pas la simple imitation dans mon travail. Je veux partager ma compréhension de la philosophie de ce pays». Afin de s’en imprégner, Christian a été un habitué du festival de Madras et de Mahabalipuram. Deux manifestations annuelles où se produisent les meilleurs musiciens de l’Inde, mais aussi danseurs et danseuses les plus fameux dans le style Bharata Natyam, Odissi ou Kuchipudi. Mille fois, nos vues sur l’art, les arts, les artistes, l’authenticité des uns, les tricheries des autres, nous ont entraînés dans de longues discussions, la nuit venue, sous la tonnelle du mas de Rognes, dans le jardin de curé de notre maison de Mallemort, dans un resto de Pondy, sur un chemin du Queyras…

     

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    peinture sous verre offerte pour mes 50 ans par C.Puard

    Il y a une semaine, je suis allé dire au revoir à Christian, et, juste avant de nous séparer, nous nous sommes souhaité mutuellement bonne route dans une dernière accolade. Je savais que je ne le reverrais pas. Ces derniers instants d’amitié que nous avons partagés, je les garde précieusement. C’est une chance d’avoir croisé quelqu’un comme lui. Je sais que nous avons été nombreux dans ce cas : jusqu’au bout de son chemin Christian a été chaleureusement entouré. C'est la plus belle des preuves.

    Fais bonne route, mon ami.

     

    PS Françoise et moi adressons à ses proches toutes nos pensées affectueuses.

     

    On peut voir quelques œuvres de Christian Puard sur le blog de Pedro Mendez (cliquez sur le tableau ci-dessous)

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  • Sigismond à la Poudrière!

    Pour les examens de fin d’année, des élèves de l'école du film d'animation de la Poudrière (ex Folimage) ont choisi un de me souvrages : "Les oreilles de Sigismond" pour les exercices de développement de concept de séries et unitaires TV à partir d'ouvrages jeunesse.

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     Il paraît que le projet se présente ainsi: un module de 11 semaines consacrées au développement en groupe de projets TV (séries et unitaires) à partir d'ouvrages jeunesse sélectionnés par l'école. Dans un premier temps, chaque groupe travaille sur l'adaptation d'un ouvrage jeunesse en unitaire TV de 13 minutes, avec écriture du scénario. Le deuxième exercice porte sur l'adaptation en série TV d'un ouvrage jeunesse avec développement du concept, recherches graphiques, storylines, etc....  A l'issue de la formation l'ensemble des travaux sont présentés devant un jury professionnel avec pitch des concepts de série et  lecture des scénarios d'unitaires.

    présentation des projets le 2 juillet. Bonne chance à celles et ceux qui ont choisi Sigismond!