17/10/2008

Exposition : chronique indienne

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L'exposition des pastels de Françoise Malaval vient d'être présentée à la médiathèque de Pertuis dans le Vaucluse. Elle est à nouveau disponible pour accrochage.
On peut en avoir un aperçu sur le site Samadama, chronique indienne
Qu'on se le dise!

28/07/2008

Nouvelles du petit monde d'en haut: Queyras

on ne le répètera jamais assez!

 

Le Carnet de Voyage en Queyras de Françoise MALAVAL

 VIENT DE PARAÎTRE
 
 
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dans toutes les bonnes librairies des Hautes-Alpes et d'ailleurs
aux (excellentes) EDITIONS DU QUEYRAS
ISBN : 978-2-914866-21-7
16 €

 

31/08/2006

Des hauts et des bas

des hauts

Mots-Nomades est resté silencieux plusieurs jours. Pour cause de montagne. Besoin d’air pur, de paix, d’espace, de hauteur, pour ne pas « totalement » désespérer du monde qui nous entoure ici bas.

Au hasard d’une marche escarpée en Italie, je suis tombé, au sortir d’un col, de plein pied dans un rêve. Il se trouve exactement à 44°46’25“ de latitude Nord et 5°23’31“ de longitude Ouest. Un rêve : le Giardino botanico alpino de « Bruno Peyronel » à 2294 mètres d’altitude. C’est le plus haut d’Europe. Le rêve d’un homme qui s’est matérialisé en 1991, un jardin d’altitude ne présentant que les espèces végétales locales, nous invitant à nous pencher sur la beauté du monde, dans son étonnante simplicité. Une beauté libre, et gratuite. Le jardin est ouvert à tous. Bruno Peyronel n’est plus de ce monde. Son rêve demeure. Merci à lui.

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des bas

Retour. Et toujours les mêmes raison d’être au bout du dégoût.

« Le groupe suisse d'armement Ruag se réjouit : son chiffre d'affaires a enregistré une hausse de 1,1% au premier semestre, avec 574 millions de francs suisses. Mais, surtout, son bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) a augmenté de 28,5%, avec un chiffre de 32,9 millions. Ce groupe fabrique des bombes à sous-munitions en collaboration avec Israël ainsi que des drones avec l’industrie aéronautique militaire israélienne » mais tenez-vous bien « tout en vendant des systèmes de déminage » L'entreprise d'état suisse RUAG fait coup double ! Moins d'un mois après l'accord de cesser-le feu au Proche-Orient, c'est à RUAG que les autorités libanaises viennent de passer commande de 1300 systèmes de déminage suisses SM EOD. But de l'opération : "soutenir l'ONU dans ses opérations d'élimination des ratés et de déminage au Sud-Liban ".

 

Ruag va équiper également la police de Pékin qui, comme chacun le sait, est un modèle en matière de répression et de brutalité. De plus, une filiale du groupe produit aussi des munitions de chasse accessibles à tous pour gros gibier. Sur son site, on propose dans "d’élégant" coffret façon argenterie de famille : des balles haute précision ! À voir ici.


Des « terroristes » de tout poil, ou de ces marchands de mort douillettement installés dans leurs boutiques avec pignon sur rue, qui sont ceux qu’il nous faut le plus craindre ? Pour ma part, mon opinion est faite : jamais les premiers n’existeraient en ce monde sans le cynisme monstrueux des seconds.

 

22/03/2006

Mal de mer

Il y a quelques jours, j’écoutais les infos de midi à la radio, je suis tombé sur Yves Duteil qui disait revenir tout juste d’Inde… de Pondichéry, précisément où son beau-frère fabrique des bateaux. Je connais celui-ci, il fait aussi des meubles et nous en avons achetés chez lui pour Samadama, notre maison indienne. Y. Duteil a déclaré qu’avec son beau-frère, ils avaient créé une association pour venir en aide aux victimes du Tsunami. Il a admis qu’énormément d’argent avait été récolté et qu’avec ces sommes considérables ils avaient pu construire un grand nombre de bateaux pour les pêcheurs sinistrés. Des bateaux si nombreux que les pêcheurs avaient retiré leurs enfants de l’école afin de les mettre au plus vite au travail sur ceux-ci ! Des bateaux si nombreux que les prises de poissons sont devenus de moins en moins bonnes à cause de la surpêche ainsi provoquée. Aussi, continuait Y. Duteil, il faut maintenant construire des écoles et convaincre les pêcheurs d’y envoyer leurs enfants afin que ceux-ci ne deviennent pas à leur tour....pêcheurs !

Bon, c’est bien et très honnête de la part d’Y. Duteil de nous livrer son mea-culpa (ils sont rarissimes ceux qui le font sur le sujet) mais il aurait peut-être fallu commencer par les écoles, non ? avant cette débauche de constructions navales. Il aurait suffi d’écouter les pêcheurs au lendemain du tsunami pour savoir qu’ils n’avaient qu’une ambition : ne plus retourner en mer, et que leurs enfants n’y aillent jamais. Mais, non, nous autres Bons Blancs, nous sommes des types extraordinaires, nous savons ce qu’il leur faut à ces « peuplades lointaines » et nous avons le cœur sur la main : « tu veux des bateaux en voilà, jusqu’à plus soif… Mais, attention, faut pas oublier d’inscrire en énormes lettres sur le bordage le nom des gentils donateurs que nous sommes ! »
Il n’y a pas que le mal de mer qui me donne parfois la nausée.
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23/05/2005

VOYAGES DE RÊVES… OU VOYAGES RÊVÉS ?

« Pour camper tout cela, et puis l’animer, il faudrait procéder, en peinture, par petites touches sautillantes, éclaboussées de lumière. Le rouge dominerait, un rouge brique, et aussi l’ébène tirant sur le brun. Des flaques vert véronèse. Et, sauf les flaques, toutes les taches grouilleraient, sautilleraient… Pour l’exprimer : des tronçons de phrases hachées, des mots accouplés, des pages de Kim morcelées… »
Victor Segalen, Journal des îles, Colombo, 1904



Je propose ce mardi 24 mai à 18 heures, au cours d’une conférence, une pérégrination à travers quelques vrais voyages de rêves et quelques voyages vraiment rêvés de la littérature. Cette « divagation littéraire » aura lieu à la Médiathèque de Saint-Paul Trois Châteaux.
Au programme, quelques explorations : les États et Empires du Soleil sur les traces de Cyrano de Bergerac ; l’Île Sonnante, ou encore la Planète Mer, en 230 après la Grande montée des eaux. Nous croiserons en chemin Gulliver, Hippolyte Webb ou Imago Sekoya, mais aussi Edgar Allan Poe, Mervin Peake ou Fosco Maraini.
Parmi tous ces voyageurs, qui nous invitent à les suivre en parcourant leurs pages, comment distinguer les vrais aventuriers des habiles imposteurs et des rêveurs impénitents ?

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Carnet de voyage de Françoise Malaval pour la revue Citrouille.

13/04/2005

AMERS

Mes deux dernière notes m’ont remis en mémoire un texte que j’avais écrit en mai 2000 pour « Témoignages d’écrivains sur le patrimoine bâti du XXe siècle » à la demande du service Conservation Régionale des Monuments Historiques, Direction Régionale des Affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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AMERS. Voyage récurent. Tourbillons de sable, de sel : un vent d’hiver balaie le paysage, l’efface. Seule importe à présent l’épure des lieux. Comme aimanté par cette terre laminée, je traverse la Crau afin de rejoindre à nouveau le complexe portuaire et industriel de Fos-sur-Mer. La N 568, puis la 268 déroulent leurs lames d’acier plat. De part et d’autre, l’espace paraît se courber davantage et le regard s’épuise bien avant d’avoir atteint une hypothétique ligne d’horizon. Au-delà, je devine la mer à l’étroite bande nuageuse qu’elle laisse sourdre. La Méditerranée se dérobe, elle s’aplatit, se dissimule sous forme d’étangs, de tables salantes dont l’eau saturée prend des reflets violacés.
Je me sens naufragé. Naufragé au milieu de sables émouvants.
Paroles entendues : « Tu sais, avant le séisme, pour aller de Fos à Port Saint-Louis, on faisait quinze kilomètres à travers les manades. Maintenant, la route en a trente-trois, et on passe par nulle part ! »
Alors que le port pétrolier finissait à peine de se creuser, deux marins indonésiens, descendus à quai pour trouver, une rue, un bar, un point d’ancrage, se sont perdus dans l’immensité d’une terre en mouvement. Ils manquaient sans doute d’amers pour tracer leur route. Trente ans plus tard, on navigue à vue sans trop de peine ; et ces « détails remarquables de la côte servant de points de repère au marin », l’homme s’est employé, avec une sourde obstination, à les ériger. Cheminées blanches et rouges de la raffinerie Esso ; châteaux d’eau vissés sur la lande ; griffes des grues ; alignement des bacs de l’oléoduc sud-européen ; quelques torchères ; la tour de vigie du port, qu’on appelle clé à molette ; bâtiments coiffés de tôle chez Ascometal, Atochem, Arco Chimie, Eiffel : nulle part plus qu’ici, l’architecture n’entretient un rapport aussi étroitement ambigu avec ce qui l’entoure. Elle nous le révèle, au sens photochimique du terme, par contraste violent. En intervenant de manière aussi brutale sur l’environnement : cicatrices rectilignes des darses, étangs asséchés, routes englouties, terrassements pharaoniques — on parle ici de séisme —, les bâtisseurs ont propulsé, à leur corps défendant, chaque édifice de la zone industrialo-portuaire au cœur d’une problématique esthétique essentielle. Au-delà de toute considération économique, sociale, humaine, écologique, ce qui est donné à voir ici ne peut nous laisser indifférent. On se sent fasciné, ou bien l’envie de fuir vous prend. En quoi cela nous interroge-t-il avec tant de violence ?
Citadelle aveugle, sombre, couleur terre de Sienne brûlée, le corps de métal aux parois kilométriques masque les hauts fourneaux, la coulée continue, le liquide éruptif. Autour d’une paire de mats, plus hauts que des flèches de cathédrale, s’enroulent des panaches de fumée rousse — oxyde de fer. À quelques pas de la bretelle routière, après avoir enjambé la glissière de sécurité, je fais face à l’imposant complexe sidérurgique de la Sollac qui m’attire invariablement en cet endroit. Clochers, tours du silence, gopurams, minarets, stoûpas : rien de ce que nous avons dressé vers le ciel n’est étranger à l’objet de nos vénérations. Vers quelle sorte de dieux nous sommes-nous donc tournés en cette fin de vingtième siècle ?


13/03/2005

Besoin d'air

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Oui, de respirer.
Un texte retrouvé que j'avais oublié, pour le dire.
Un image aussi.
Pour faire une pause…


J’ai marché longtemps vers elles
sur le chemin, l’inlassable monologue du torrent
personne à l’horizon, l’histoire oubliée
j’ai goûté là le suc d’un chardon : douceur entre les épines
dormi dans le creux du vallon : fleur de glace, hier c’était l’été
j’ai longtemps marché sans ailes
à tutoyer le vide, escarpement, ligne de fuite
des pas et des pas, courbé, sous les sifflets des marmottes
plus haut, plus loin, la paix,
moutonnent les moutons emperlés de rosée
méditent quelques vaches tranquilles,
en se jouant de toute inclinaison
j’ai longtemps marché vers elles
chaussé sept fois les bottes de sept lieues
et, à l’instant du col,
à la limite précise où l’air semble s’épuiser
les fleurs les plus belles, un chant d’oiseau, toujours
soit le bienvenu là où les montagnes sont des îles dans le ciel.

20/02/2005

Carnet de voyage en Inde

Pour tous ceux que l’Inde passionne, intéresse, ou fait frémir… il est possible de lire: Je peux vous dire d'autre pays , carnet de voyage avec Françoise Malaval en Inde, 2003/2004.

Publiés par la revue Citrouille que je remercie ici , les textes, photos et illustrations sont disponibles sur les pages Web suivantes:
Inde du sud
Pondichéry
Pongal, Pongal
Shanti
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