28/01/2012
Hommage à Jean Tabet, bibliothécaire anti-fasciste
"Jean Tabet, une lueur d'espoir"
Jeudi 23 Février 2012 à 19h à GARDANNE (13)

Médiathèque Nelson Mandela (auditorium)
Projection du film de Rina Sherman (2011, 1h30) en présence de la réalisatrice et hommage à
Jean Tabet.
Au soir de son existence, Jean Tabet nous parle de son parcours de militant et de
bibliothécaire, les deux étant indissociables. Né à Rabat en 1940, puis arrivé en France à
l'âge de huit ans, il développa très tôt ses positions anticolonialistes et antifascistes.
S'engageant pour l'indépendance algérienne, il se rapproche de Ben Barka, Boudiaf, Ben
Bella, et du réseau Curiel.
Rentré en France en 1964, et toujours militant au plus profond de lui-même, c'est avec la
même passion et le même engagement qu'il devint bibliothécaire. Infatigable partisan de la
lecture publique, il fit sien le combat pour le développement des bibliothèques et de la
formation du personnel, le tout tendant vers le même objectif : mettre à portée de tous le savoir
et la culture. Directeur de la médiathèque de Gardanne entre 1980 et 1985, il fut aussi
l'organisateur du premier salon du livre antifasciste en 1997."
À l'invitation de : Ville de Gardanne, ABF Paca, Cobiac, CRFCB, IUT Métiers du livre, ArL
Paca.
Entrée libre
Organisme : MÉDIATHÈQUE NELSON MANDELA
Boulevard Paul Cézanne - 13120 GARDANNE
Tel : 04.42.51.15.57
Télécopie : 04.42.51.37.95
Internet : www.mediatheque-gardanne.fr
Mail : mediatheque@ville-gardanne.fr
Je relaie ici aussi l'hommage de mon amie Marie-Pascale Bonnal, paru dans le bulletin de l'ABF de décembre 2011.
Honneur à toi, Tabet!
Tes combats, nous ne les avons pas tous connus ni partagés, mais tu nous a poussés à porter ceux de notre métier, par ton engagement si impressionnant :
- le combat de la formation, à laquelle tu étais si attaché...Tu as sensibilisé des générations de collègues au rôle essentiel de la bibliothèque dans la cité, notamment dans la lutte contre l'illettrisme, en lien avec les actions et publications de Claudie Tabet et toute la réflexion de Jean Foucambert, un des fondateurs de l'AFL, dans des colloques et au sein du CAFB; tu as oeuvré avec les bibliothécaires de comités d'entreprise, avec Simone Roche, Alain Pansu avec qui tu n'étais pas forcément d'accord et bien d'autres; avec toi, plus tard avec Jean Gattegno qui nous a tant apporté, nous nous sommes sentis les "pionniers" d'une nouvelle histoire des bibliothèques.
A l'international, tu as beaucoup travaillé: en Afrique, au Sénégal, au Mali, au Niger, envoyé successivement par les différents ministères de la Culture; au Portugal, avec Marie Josée Mora, directrice du Livre et de la lecture, bien connue des congressistes de l'ABF, tu as eu un rôle vraiment déterminant pour l'implantation du réseau de lecture publique et la formation des personnels, pour l'accueil desquels tu as su nous mobiliser pour qu'ils découvrent aussi ce que des moyens, bien utilisés disais-tu, peuvent permettre aux bibliothèques!, nous permettant ainsi une ouverture irremplaçable. Tu as envoyé certains collègues, comme Odile Simiand au Saharaoui, d'autres au Liban pour mettre en place des bibliothèques dans les camps de réfugiés, mais tu agissais aussi sur place:
A Marseille, au CRFCB, avec tes collègues dont la précieuse Béatrice Coignet, nous avons vu ton exigence dans le recrutement des enseignants, le contenu de leurs cours et la sélection des candidats au CAFB : "Ont-ils la fibre ?", disais-tu.
Lors du chantier de l'évolution de la formation, tu as eu le souci qu'elle n'échappe pas aux professionnels et travaillé étroitement avec Jean Marie Bouvaist que tu admirais, dans la mise en place du DEUST et la création de l'IUT Métiers du Livre; par la suite, son évolution n'a pas été celle que tu souhaitais.
- le combat des statuts des personnels des bibliothèques, que tu as mené avec les syndicats; leurs orientations, dont tu avais pressenti les effets négatifs, t'ont fait démissionner de tes fonctions car tu étais comme ça, entier et sans compromis. Mais, resté très attaché au métier, tu continuais à te définir par lui: "Tabet, bibliothécaire", te présentais-tu à tes interlocuteurs, avec un accent de fierté.
- le combat de la profession toute entière, que tu as animé localement avec Simone Roche et bien d'autres, en particulier l' ABF d'abord au niveau régional puis national, pour la défense de nos responsabilités de bibliothécaire dans les acquisitions mais aussi pour la défense des bibliothèques et de leurs collections face aux attaques du Front National dans toute la France, et particulièrement dans les villes administrées par ce parti ou ses succédanés (encore au pouvoir à Orange et Bollène, il faut supprimer Marignane qui est devenue divers droite ). En aidant le groupe régional ABF à organiser des journées d'étude pour connaître l'édition d'extrême-droite, à réaliser des bibliographies, qui, publiées par les Ateliers du Livre, grâce à Janine Ecochard, ont été diffusées à des milliers d'exemplaires (cela nous réjouissait...des bibliographies!), tu as permis à tous les bibliothécaires de s'armer intellectuellement en faisant leur métier.
Simone de son côté ayant sollicité des écrivains, a fait publier le recueil Eclairer sans brûler chez Actes Sud (dont une nouvelle de Franck Pavloff Matin Brun, reprise par Cheyne, s'est depuis vendue à un million d'exemplaires!). Cet ouvrage est paru et a été diffusé juste avant le premier salon du livre antifasciste en 1997.
Soutenu par l'ABF nationale et régionale, la Ville de Gardanne, la DRAC avec Jean Jacques Boin, et bien d'autres partenaires, ce salon a été passionnant, avec ses tables-rondes, ses débats faisant le lien avec ton engagement le plus ancien, celui de l'anti-colonialisme. D'autres salons ont suivi, à Martigues en 1999 avec Ensemble Citoyens, animée par Dominique Eddi (devenu ton médecin, il t'a assisté jusqu'à la fin), à Givors en 2000, organisé par un collectif d'associations et Christian Massault. Une Université d'été "Les bibliothèques face aux extrémismes" montée par Béatrice Pedot de la FFCB, avec Anne-Marie Bertrand de Mémoires Vives, François Rouyer-Gayette et Véronique Soulé de Fahrenheit 451, supprimer de Bobigny et Radio Aligre, Dominique Panchèvre de l'agence d'Auvergne, et l'ABF PACA, des débats nombreux nous ont réunis, dans toute la France, de la Normandie aux Cévennes, pour sensibiliser les élus ou les collègues à ce qui était parfois perçu comme une particularité du Sud.
Tu as continué à nous interpeller, les idées brunes se banalisant, pour nous demander de ne pas baisser la garde et de ne pas attendre des résultats électoraux pour réagir, de continuer à "éclairer sans brûler" par la remise à jour des bibliographies, l'organisation d'autres salons, de continuer le combat. Nous nous le devons pour l'honneur de la profession.
Pour cela et tout le reste,
Salut, Jean!
Marie Pascale Bonnal
Présidente ABF PACA
1995-2000
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22/01/2012
La crise!
L’Oréal a enregistré en 2010 un chiffre d’affaires de 19,5 milliards d’euros, en hausse de 5,6 %. Le résultat d’exploitation progresse de 18,6 % et le bénéfice net par action grimpe de 17,2 %.
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21/01/2012
Toujours au-delà de l’indignation.
La question que je me pose à propos de tous ces mouvements des Indignés est celle-ci : quel processus alimente leur juste révolte face à des élus qui ne représentent plus qu’eux-mêmes, face à une classe politique arc-boutée sur ses privilèges, accrochée à ses indemnités parlementaires ou ministérielles, à ses voitures et appartements de fonction, une caste politique indifférente par égoïsme à la souffrance du plus grand nombre, une oligarchie où la corruption est de mise ?
Mon intérêt au sujet de ce questionnement est d’autant plus grand, que je dois bientôt présenter mon livre, signé avec Philippe Godard, sur la politique et les jeunes (Tina, Simon, Rachid et la politique, la vraie, chez Actes Sud Junior) dans un lycée d’Arles. Enfin de compte, c’est à l’intérieur même d’un établissement scolaire que j’ai pu trouver une parfaite illustration du processus qui a conduit en quelques décennies à la confiscation des principes démocratiques avancés par le Conseil National de la Résistance.
Prenons en effet l’exemple des conseils de classe. En début d’année, lorsqu’il s’agit de nommer 2 délégués parmi les élèves, comme c’est la règle dans chaque classe, que se passe-t-il ? Assiste-t-on à un raz de marée de candidatures ? Loin s’en faut et le professeur doit souvent ramer pour convaincre des élèves de se présenter. Sauf dans un cas, celui où chez l’un ou l’autre des élèves la motivation pour le rôle de délégué va reposer sur un vif, souvent très vif, « intérêt personnel ».
De quel ordre ? Il est souvent à géométrie variable mais ce qui demeure immuable est son caractère « personnel ». L’envie de faire passer ses idées en matière de cours, de vie scolaire, de cantine ; le besoin de faire entendre sa voix auprès du système éducatif, de l’administration scolaire ; mais aussi, et il ne faut pas le cacher, le besoin de se distinguer de la masse, le désir de plaire, l’espoir d’exercer un certain pouvoir sur ses camarades de classe, la gratification qu’il peut espérer en côtoyant autrement les professeurs, l’ambition d’influer sur l’appréciation qu’ils ont de lui et des autres…. Tout cela peut entrer naturellement en jeu chez celui qui manifeste le désir (oui, il s’agit bien de désir) de devenir délégué de classe. Et l’altruisme me dira-t-on ? L’altruisme, voilà un autre ressort qui ne relève de rien d’autre que de « l’intérêt personnel »… aucun acte n’est gratuit en ce monde, c’est être adulte que d’en avoir la claire conscience.
Alors, et tous les autres ? Ceux qui ne font pas un pas en avant, qu’est-ce qui les anime justement pour ne pas le faire ? La paresse. Oui, parce que c’est fatigant de préparer un conseil de classe, parce qu’il faudra rester jusqu’à tard dans l’établissement quand il se tiendra, parce qu’il y a des trucs beaucoup plus amusants à faire, parce qu’il faudra rendre des comptes à ses camarades, surtout à ceux qui n’ont pas obtenu les félicitations espérées ou qui vous feront porter le poids de l’avertissement qu’ils ont reçu. La paresse. On me dit que le mot risque d’être mal perçu, mal compris par les jeunes, un mot de prof, quoi ! Alors changeons de langage : la masse des autres élèves « délègue » parce qu’elle n’a pas envie de se faire chier. En effet, je crois qu’ainsi on comprend mieux les choses, le déficit de démocratie que l’on constate aujourd’hui dans nos société tient à ce fait: d’un côté une minorité agissante qui aspire à la représentativité et à l’élection par intérêt personnel et de l’autre une majorité qui entend ne pas se faire chier avec ça…
L’histoire est ancienne, elle dure depuis que les sociétés existent. Mais le temps des utopies, trop vite enterrées, est peut-être désormais revenu, parce qu’il y a péril en la demeure, cette demeure qu’est notre planète ; l’égoïsme aveugle et la paresse intellectuelle nous ont conduits au bord du gouffre…
A cause de notre paresse citoyenne... nous voilà réduits à subir plus dur et pénible encore que l'effort qu'il faut nécessairement fournir pour être maître de son destin. Le remède est pourtant à portée de main, depuis toujours. Est-ce pour cela qu’il nous demeure si inaccessible ?
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Au-delà de l’indignation ?
Hier soir, sur la 5, un débat où quatre philosophes patentés faisaient face à Stéphane Hessel. Spectacle qui a au moins eu le mérite de mettre la pensée en mouvement chez celui qui l'a regardé et tient ce blog.
Première objection à l’Indignez-vous de Hessel : l’indignation ne suffit pas et puis elle conduit toute droit à la haine… et voilà notre A. Finkielkraut national qui entonne son antienne habituelle : les suites de le Révolution française, celles de la Révolution bolchévique, pour finir un petit tour par le conflit israélo-palestinien… et l’indignation est enfin évacuée, le danger évité, grâce à l'un des chantres du système établi (voir le film Les nouveaux chiens de garde, après le livre) et ardent défenseur de sa conservation. Comment ? En substituant « haine » à ce qui n’est que « juste colère ».
Je me souviens d’images d’archives où l’on voit les derniers raflés du ghetto de Varsovie être conduits devant des fosses où ils seront abattus à la chaîne. Tous baissent la tête, tous sauf un qui soudain se retourne et fixe la caméra et sans doute celui qui la tient. Dans son regard, une colère intense, dévorante, toute la « juste colère du monde », mais pas la haine, celle-là c’est justement celui qui braque tranquillement sa caméra sur ces condamnés à mort qui en est l’odieux dépositaire. Alors, sous prétexte de conserver vos petits privilèges, M. Finkielkraut, ne confondez pas tout. L’indignation est colère. La colère peut-être une saine émotion. Une sainte colère, dit-on !
Et ne l’oublions jamais, les moutons que l’on conduit à l’abattoir éprouvent un stress intense mais pas de colère... jamais ils ne s'indignent. Et c’est cela même qui les condamne à l’abattoir.
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Les nouveaux chiens de garde... le film
Nos médias: des toutous... aux odres... sussucre... (voir aussi le post précédent)
REGARD 124 - LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE -... par regardezleshommesdanser
On peut l'article sur l'article du film... quand l'Acridmed étrille le bien pensant Le Monde (que je ne lis plus depuis longtemps...)
extrait:
Le premier : le film attaque des personnes, puisqu’il a recours à « la stigmatisation individuelle ». Quelle horreur ! Notons tout d’abord que c’est la loi de toute satire. Mais surtout, en l’occurrence, c’est faux : les individus en question ne sont pointés que comme incarnations des positions de pouvoir qu’ils occupent et des prédispositions aux abus de pouvoir du petit monde auquel ils appartiennent. Cette compassion pour les individus sous la plume d’un journaliste – du Monde de surcroît – est proprement hallucinante. Car, voyez-vous, jamais au grand jamais, les journalistes – du Monde notamment – ne prennent à partie des individus ! Si, si : on ne rêve pas. On peut être journaliste au Monde et ne jamais le lire ! Il est vrai que les personnes mises en cause par le film sont, elles aussi, des individus. Mais, voyez-vous, il y a pour certains journalistes – du Monde parfois – des individus qui le sont plus que d’autres : les patrons de presse, les gradés du journalisme, les experts tous plateaux. Pas touche ! Ou, gare au populisme !
11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20/01/2012
... furieusement en train de convertir nos livres imprimés en ebooks
Selon le journal indien The Economic Times, le marché du livre indien progresse de 30% par an et les perspectives sont tout aussi optimistes pour les années à venir. Et l'éditeur américain Penguin entend bien en profiter. « Nous sommes furieusement en train de convertir nos livres imprimés en ebooks, se réjouit Ananth Padmanabhan, directeur en charge des ventes en Inde. Pour l'instant, il n'y pas de gros marché pour le livre numérique ici mais dès que les ventes de matériels adéquats exploseront, nous serons prêts », sous-entendu 'nous aurons un stock d'ebooks suffisant pour affronter la demande'.
Faut-il pour autant s'échauffer? La suite de l'article ici pour se reforidir!

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Super Pinocchio... vous parle
Bon, je m'étais promis de ne pas parler de lui ici, d'éviter même toute allusion à ce monsieur-je-suis-partout, je-suis-le-roi-du-monde, de ne rien dire du numéro de vendeur de voitures d'occasion au compteur trafiqué que nous fait chaque jour ce super Pinocchio, de ne pas me gausser de ce Fregoli de la Cinquième, imbattable transformiste, un jour valet servile du CAC 40 et le lendemain pourfendeur du capitalisme... Non, je voulais me taire... pour cause de nausée... mais, je ne résiste pas, la perle que nous rapelle fort à propos Jean-Marc Ayrault vaut son pesant de "peanuts électorales" et m'oblige à donner la parole à ce sinistre sire à mon tour sur ce blog "...au Français d'en tirer les conséquences", dit-il à la fin de l'extrait...
Donnons-lui raison! Qu'il dégage!
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19/01/2012
En revenant d'Inde...
Tout au long de ce séjour à Bangalore, Madras et Hyderabad, je me suis souvenu des mots si visionnaires de Nicolas Bouvier à la fin de son ouvrage L’œil du voyageur (éditions Hoëbeke) : "
"Il faut cependant quitter la misère. Les Indiens y travaillent et on leur souhaite de réussir. Je leur souhaite aussi de conserver alors le coeur qu'ils avaient quand ils n'avaient que ça".
Rien n'est moins sûr, hélas.

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ministère de l'a-culture
Lu dans le monde, ce constat bien affligeant qu'en tant qu'auteur et acteur culturel je ne peux que confirmer...
A l'approche de l'élection présidentielle, on attend toujours le débat public sur l'art et la culture. Mais, mises à part les propositions de Martine Aubry déjà enterrées, on voit se profiler une campagne où l'art et la culture n'ont guère de place, ou juste à travers le prisme pour le moins restreint des industries culturelles ou du téléchargement sur Internet.
La suite de l'article de Pierre Sauvageot, chef de file d'INSITU, réseau européen de la création en espace public.
C'est ici.
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18/01/2012
Inde... graphique
Inde, le pays des murtis... des images...
Chennai (ex Madras décembre 2011)




Hyderabad, décembre 2011


et même avec un objet banal... ça devient tout de suite de l'art...

18:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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