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mots-nomades de Patrice Favaro

  • La lettre de l’Association Françoise Malaval Imagière N° 2 août 2017

     

     

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    Chères amies et chers amis, merci à tous : vous êtes désormais cinquante à avoir rejoint notre association et à soutenir nos différents projets en cours.

     

    L’EXPOSITION FRANÇOISE MALAVAL IMAGIÈRE

    S’il y a eu un assez long silence depuis l’envoi de notre précédente lettre d’information, c’est que nous attendions d’avoir la confirmation d’un événement nous tenant particulièrement à cœur et sur lequel nous avons concentré tous nos efforts. C’est chose faite ! Retenez d’ores et déjà ces dates : du 20 janvier au 17 février 2018 se tiendra à la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence l’exposition hommage et rétrospective consacrée au travail de Françoise. Beaucoup de joie donc et d’émotion à l’idée que ses sculptures, gravures, illustrations, carnets de voyage et livres objets seront présentés dans ce bel écrin. Rappelons en effet que c’est sous le toit de verre de la Méjanes que Françoise est apparue pour la dernière fois en public à l’occasion de la manifestation Partir en Inde en juillet 2016. Elle y avait animé un atelier de création de kolams dont le souvenir reste très marquant chez beaucoup de ceux qui étaient présents.

     

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    Afin que vous ayez une idée de ce qui sera proposé dans le cadre de cette exposition, nous vous adressons le dossier qui a été présenté à cette occasion aux responsables des lieux. Ceux-ci nous ont demandé de monter un programme d’animations et de rencontres durant tout un mois autour des thèmes, des livres, des engagements, mais aussi des amitiés qui ont marqué le parcours de Françoise. Un très grand merci à Jean-Yves Loude, François Place et Philippe Coste qui ont accepté les premiers d’y participer, d’autres devraient les rejoindre sous peu. Nous vous donnerons le détail du programme dès qu’il sera arrêté.

     

    La tenue de l’exposition dans un lieu aussi vaste et complexe que la Méjanes va demander un important travail de montage. Le personnel technique de la bibliothèque étant peu nombreux, nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés et de toutes les compétences pour nous aider à installer les nombreuses pièces. Le montage se fera du 17 au 20 janvier, merci à ceux qui pensent pouvoir donner un coup de main de nous le faire savoir dès que possible.

     

    Autre excellente nouvelle, la superbe médiathèque de Charleville-Mézières prendra la suite en programmant cette même exposition durant plus d’un mois, de fin avril à début juin 2018. Une belle consécration pour notre action qui vise à faire vivre encore et toujours les œuvres de Françoise.

                                

    DES BANNIÈRES AVEC BOUDDHAS ET ÉLÉPHANTS

    Pour cet événement, nous avons eu l’idée de créer des bannières en tissu, avec impression numérique reproduisant les dernières œuvres qu’a créées Françoise : 41 aquarelles représentant des statues de bouddhas d’Asie qu’elle a pu admirer au cours de ses voyages. Les bannières seront suspendues au plafond de l’allée couverte de la Méjanes dans la partie qui accueille également un cinéma, la fondation St John-Perse et d’autres structures. Cela permettra de toucher un plus large public, l’invitant ainsi à découvrir l’univers de Françoise et sa passion pour l’Asie. Les 41 planches originales encadrées seront présentées par ailleurs dans une autre salle, surveillée celle-là. D’autres bannières seront consacrées à la signalétique avec la reproduction du logo de l’association : les trois éléphants, que l’on retrouvera aussi sur les supports des sculptures.

     

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    Le photographe Philippe Coste nous a très amicalement proposé de s’occuper de la conception de ces bannières et du suivi de leur de fabrication. La bibliothèque Méjanes assurant le financement de la communication, du transport, des assurances, des animations et des rencontres, il nous appartiendra de prendre en charge le coût de ces bannières. Les encadrements des œuvres ayant déjà été financés dans leur plus grande partie avec les expositions que créa et fit circuler Françoise par le passé, la réalisation des bannières sera notre principale dépense. Ces supports seront également utilisés à d’autres occasions, notamment à Charleville-Mézières.

    Pour financer sans trop de mal ce poste, il est indispensable de continuer notre campagne d’adhésion et de proposer également à la vente les livres de Françoise qui sont hors commerce. Nous joignons un modèle de bulletin d’adhésion à diffuser le plus largement possible. Par avance, nous vous adressons à tous un immense merci.

     

    Publication

    Parallèlement à l’élaboration de l’exposition, nous avons entrepris d’éditer un ouvrage avec ces mêmes 41 bouddhas que Françoise réalisa jusqu’à la toute fin de sa vie. Nombre des amis qu’elle comptait dans le milieu professionnel du livre ont manifesté beaucoup d’enthousiasme à cette idée. Des éditeurs, des professionnels de l’image, un maquettiste, des auteurs, un correcteur et des relecteurs nous apportent leur soutien amical et précieux. Nos très chaleureux remerciements vont en particulier à Gaëlle et Pierre, Jutta et Gilles, Viviane et Jean-Yves, Anne-Marie, Philippe.

    Nous espérons pouvoir faire coïncider la sortie de ce futur livre avec l’inauguration de l’exposition, c’est un challenge qui n’est pas gagné d’avance, mais nous y mettons toute notre énergie. Une souscription sera lancée dès que ce projet de publication sera plus avancé. Nous vous tiendrons bien entendu au courant.

     

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    Expositions thématiques.

    Durant 15 jours, les originaux du carnet de Voyage en Queyras et des aquarelles et pastels inédits ont été exposés à la bibliothèque d’Abriès dans cette même région des Alpes du Sud où Françoise a demeuré plus de dix ans. Beaucoup de succès et plus encore auprès de ceux qui, l’ayant connue, ont pu voir à nouveau les planches originales de son carnet et découvrir ses créations imaginaires consacrées à un Queyras tropical (aquarelle ci-contre). Une lecture d’extraits du livre de Patrice consacré au Queyras a accompagné le vernissage de cette exposition.

    Il en sera de même au cours de l’automne dans la célèbre librairie Le Bleuet à Banon, les dates n’ont pas encore été définitivement fixées.

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    À ce sujet, une autre façon de nous apporter votre concours est de faire connaître auprès d’organismes comme les bibliothèques, centres culturels, établissements scolaires, ou encore galeries, nos propositions d’expositions thématiques. La location de celles-ci, bien que d’un coût modique, nous aidera à mener à bien nos projets. Nous joindrons à un prochain mail les fiches de présentation de ces expositions thématiques : Des albums pour la paix ; Masques de la Commedia dell’arte ; De l’esquisse à l’album ; Voyage en Queyras. Vous pouvez également nous communiquer toute coordonnée de lieux adéquats ou de personnes susceptibles d’être intéressées. Nous voulons vous remercier à nouveau pour tout ce que vous pourrez faire, votre concours est indispensable afin de mener à bien ces beaux projets de partage que nous défendons.

     

    Pour conclure

    Il n’est pas inutile de rappeler que notre association n’a aucun but commercial, tout bénéfice qui pourrait se dégager grâce à l’une ou l’autre de nos actions sera destiné à financer des projets à caractère humain. Nous souhaiterions par exemple pouvoir apporter un peu d’art et de couleur aux enfants hospitalisés atteints d’un cancer.

     

    Pour vraiment finir cette lettre, nous souhaitons un prompt et vif rétablissement à notre ami François Otto qu’une malheureuse cheville cassée oblige à ronger le frein… de son fauteuil ! Qu’il se remette très vite sur pied !

     

    Bien amicalement à toutes et tous.

                                                                          

    Pour l’association, les membres du bureau.

     

     

     

    Association Françoise Malaval Imagière 

    Siège social : La Chareirrasse, quartier les Vignaus

    04230 Saint-Etienne-les-Orgues

    Tél. : 04 92 72 52 04

    E-mail : fra.malaval@wanadoo.fr

     

  • radio days!

    14931672-20517498 (1).jpgVous qui pourriez être intéressés par une aventure (atelier lecture et création radiophonique) comme celle menée avec Fréquence Mistral et le Médiathèque de Chateau-Arnoux,, vous pouvez me joindre en MP. J'aimerais bien travailler autour de La danse de l'Ourse, publiée dans la belle collection animée par Thierry Lenain Lenain.

     

     

     

     

    émission 1

    http://www.frequencemistral.com/Emission-speciale-Patrice-Favaro-1_a4877.html

    émissio, 2 

    http://www.frequencemistral.com/Emission-speciale-Patrice-Favaro-2_a4876.html

     


    Émission spéciale Patrice Favaro #1
    Nous vous proposons une émission spéciale en deux parties aujourd'hui et demain en lieu et place du journal régional.

    Avec la médiathèque Louis Joseph de Château-Arnoux, nous avons participé à un projet scolaire dont nous fêtons l'aboutissement aujourd'hui. Des élèves du carrefour Moyenne-Durance ont choisi et travaillé des textes de Patrice Favaro, lui aussi, évidemment, partenaire de l'opération afin d'en faire des lectures radiophoniques.

    L'idée est originale et le travail remarquable, vous pourrez en juger.

    Premières lectures : "Les oreilles de Sigismond" par les CM1 et CM2 de l'école Paul Lapie de Saint-Auban  et "La fille du loup" par les 6° du collège Camille Reymond de Chateau-Arnoux.
    Et bien sûr pour cette première écoute, l'auteur de littérature jeunesse Patrice Favaro est notre invité.
     
  • A la radio!

    Voici le communiqué de Fréquence Mistral, ce fut une exceptionnelle expérience.

    Depuis le mois de novembre, nous avons engagé une action pédagogique et littéraire qui voit son aboutissement mercredi 21 et jeudi 22 juin sur nos antennes.

    Sur une idée de la médiathèque Louis Joseph de Château-Arnoux, et en liaison avec l’écrivain Patrice Favaro, nous avons capté le fruit du travail de scolaires sur deux de ses ouvrages : « Les oreilles de Sigismond » et « La fille du loup » (éditions Thierry Magnier).

    Grâce à un partenariat avec l’Education Nationale, des classes des écoles de L’Escale, Peyruis et Saint Auban et également une 6° du collège Camille Reymond de Château-Arnoux ont travaillé avec leurs enseignants sur les textes choisis. L’enregistrement de chaque lecture a ensuite donné lieu à un montage sonore pour réaliser au final quatre émissions spécifiques.

    Cette expérience pédagogique originale a permis une réalisation étonnante où les talents des jeunes lecteurs ont été associés aux compétences des adultes.

    Première diffusion mercredi 21 juin à 10 h sur Fréquence Mistral avec deux enregistrements et la présence en direct de Patrice Favaro. Les deux autres lectures radiophoniques seront diffusées jeudi 22 juin à 10 h avec des interviews de Katia Veyan pour la Médiathèque Louis Joseph et de Jean-Luc Vilain, professeur au collège Camille Reymond.

    Les quatre enregistrements seront ensuite disponibles en écoute sur le site de la radio www.frequencemistral.com

    Merci de partager cette information dans vos réseaux.

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  • Un tout petit trésor, un immense cadeau.

    Un tout petit trésor, un immense cadeau. Il était passé inaperçu,de par sa taille sans doute: 6 sur 4 cm. Un de ces livres faits main que Françoise aimait et savait créer, sans doute le plus minuscule de tous. Posé, le dos apparent, sur une des étagères où elle rangeait son matériel: crayons cutters, à demi recouvert par un pot, un peu délavé par le soleil... Quand je l'ai retourné, un petit grelot à tintinnabulé... comme si j'avais sonné à une porte, une porte derrière laquelle on m'attendait.

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    Ce livre hors norme est un mini leporello avec le personnage sur lequel Françoise avait choisi de travailler au début de sa maladie. En noir et blanc, elle qui aimait si passionnément la couleur. Elle allait y revenir avec sa série des "1000 bouddhas", son dernier travail.

    Je me suis souvenu de cette série de 6 images qu'elle a réalisé par ailleurs avec d'autres en grand format et dont l’ensemble s'appelle "Guérir".

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    Je sais exactement ce que Françoise raconte avec ce personnage qui traverse les épreuves comme son double pour en avoir souvent parlé avec elle, mais à cet instant précis, je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est aussi un message qu'elle m'a adressé. Aimer, c'est donner, donner, c'est guérir. Merci Françoise, pour ce tout petit trésor, un immense cadeau. Love. P.F.

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  • "Nous créons le monde avec notre esprit"

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    Françoise lors d'un de nos séjours au Kerala (Inde) sur les Backwaters

     

    "Nous créons le monde avec notre esprit" était une des phrases favorites de Françoise. Je peux ajouter qu'elle le créait aussi avec ses mains, et bellement. Il y a tout juste cinq mois, Françoise est partie pour son tout dernier voyage, le premier que nous ne faisions pas ensemble. Elle a laissé derrière elle de très nombreuses œuvres dans des domaines aussi divers que la sculpture sur bois, la création de masques et de marionnettes, la peinture et la gravure et, bien sûr, l'illustration d'albums pour la jeunesse et autres livres. J'ai entrepris de recenser ses œuvres avec l'idée que beaucoup d'entre elles, étant peu connues, elles méritaient sans doute d'être présentées au public. Ma façon de prolonger ainsi la complicité sans faille que nous avons eue durant plus de quarante ans. Des amis proches, mais aussi des professionnels ayant eu l'occasion de collaborer avec elle, ou tout simplement des personnes qui apprécient son travail m'ont rapidement rejoint et nous avons créé ensemble "L'association Françoise Malaval Imagière", imagière comme elle aimait elle-même se définir. Cette association a pour objet:

    "faire vivre, promouvoir et diffuser les œuvres de Françoise Malaval (illustrations et livres, sculptures, peintures, œuvres plastiques). Elle a également pour objet d’apporter son soutien à des initiatives diverses dans les domaines qui étaient chers à Françoise Malaval, à savoir les arts plastiques et leur enseignement ainsi que le combat contre toutes les formes de souffrance et leurs causes."

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    serigraphie originale. F.Malaval

    Deux projets ont rapidement émergé de nos échanges: une exposition hommage et rétrospective et un ouvrage sur le travail qu'a mené Françoise jusqu'aux tout derniers jours de sa vie: des aquarelles représentant les statues du Bouddha qu'elle a eu l'occasion de voir au cours de ses nombreux voyages en Asie.

    Pour mener à bien tout cela, nous avons besoin de vous, de votre soutien amical. Comment nous aider? En adhérant à notre association si vous le souhaitez, en faisant adhérer également, mais pas seulement. Nous allons remonter très rapidement des expositions thématiques, qui pourront être présentées de façon autonome ou bien avec des lectures et présentations: originaux d'albums jeunesse, les masques de la Commedia dell' Arte, ou encore "Carnets de voyage et chroniques indiennes". Tout cela aidera à financer nos projets. Vous avez certainement des réseaux ou de personnes ressources que cela peut intéresser, en faisant circuler cette information vous nous apporterez une aide précieuse.

    P.F.

     

    Vous trouverez ci-dessous le bulletin d'adhésion pour rejoindre et aider l'Association Françoise Malaval Imagière.

    Siège social : La Chareirrasse, quartier les Vignaus
    04230 Saint-Etienne-les-Orgues

     

    E-mail : fra.malaval@wanadoo.fr

    BULLETIN D’ADHÉSION
    À faire parvenir à l’adresse ci-dessus avec votre règlement.
    Un reçu vous sera envoyé par retour de courrier.
    Je soussigné(e) :
    Demeurant à :
    E-mail :

    Déclare solliciter mon adhésion à l’Association Françoise Malaval Imagière

    Je déclare avoir pris connaissance de l’objet de l’association ci-dessous, les statuts complets sont consultables sur simple demande.
    Cette association a pour objet de faire vivre, promouvoir et diffuser les œuvres de Françoise Malaval (illustrations et livres, sculptures, peintures, œuvres plastiques). Elle a également pour objet d’apporter son soutien à des initiatives diverses dans les domaines qui étaient chers à Françoise Malaval, à savoir les arts plastiques et leur enseignement ainsi que le combat contre toutes les formes de souffrance et leurs causes.
    La loi du 6 janvier 1978 réglemente le droit de communication dans le fichier des membres de l’association des données personnelles me concernant.

    Je joins à la présente demande d’adhésion à l’Association Françoise Malaval Imagière pour la période 2017, valable jusqu’au début mars 2018 :
    • soit la somme de 20,00 € pour une adhésion simple
    • soit la somme minimum de 40,00 € pour une adhésion de soutien qui permet de recevoir l’un des livres suivants de Françoise Malaval, (cochez votre choix)
    □Carnet de Voyage en Queyras, grâce au soutien amical des éditions du Queyras
    □Ammi, grâce au soutien amical des éditions Massala

    Payé par chèque, à l’ordre de Association Françoise Malaval Imagière

    Fait à (lieu), Le (date) (signature de l’adhérent)

  • A pied d'oeuvre pour l'Association Françoise Malaval Imagière

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    Voilà, nous sommes à pied d’œuvre, l’Association Françoise Malaval Imagière prend son envol ! Vous trouverez le lien pour télécharger le bulletin d’adhésion et les statuts ci-dessous. Nous avons besoin de votre soutien, de vos réseaux, de votre amitié active pour monter une exposition hommage et rétrospective des différentes vies d’artistes qu’a eues Françoise : sculpture, théâtre, marionnettes, masques, illustration, gravures, dessin, peinture… Nous l’espérons pour le début de l’hiver 2017 et à Aix en Provence où nous cherchons un lieu adéquat. Avis à ceux qui pourraient avoir une bonne idée !

     

    Les statuts sont ici.

     

     

    Le bulletin d'adhésion est ici

     

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    Exposition "De l'esquisse à l'album" Nouméa, Bibliothèque Bernheim, Nouvelle Calédonie, 2002

  • Françoise

    Mon amour, ma compagne, ma complice, mon âme sœur, Françoise Malaval-Favaro s'en est allée ce vendredi 21 octobre 2016. Son beau regard n'éclairera plus le monde qui m'entoure. 

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    Ci-dessous, le beau texte d'hommage que lui a écrit Françoise Place.

     

    pour Françoise, 

     

    Au pays des éléphants, une femme se promène. Elle est toute fine, toute frêle, et ses longs cheveux lui font une belle traîne. Elle se courbe vers un bassin où flottent des fleurs de lotus. Par endroits, l'eau sombre, presque noire, reflète la montagne de Lure, une montagne dont le sommet enneigé répond à l'éclat soyeux des fleurs blanches. Elle marche tout doucement, cette femme. Elle parle très doucement, aussi, et la gaieté de ses yeux tient à distance certaines ombres qui l'entourent. Elle a besoin, pour respirer, de ce petit tuyau qui vient à ses narines, relié à une bouteille d'oxygène. Alors elle goûte chaque moment, chaque seconde, non pas avec gourmandise, mais avec une gravité légère, sans vouloir les retenir, simplement avec gratitude. Voilà bien longtemps qu'elle a appris la patience. Elle a dans la tête des contes, des marionnettes, des images d'enfance, et ses mains savent donner aux jours les plus gris les vives couleurs de l'Inde. Patrice vit près d'elle, Patrice prend soin d'elle, tout comme elle prend soin de lui.

    Je n'ai pas souvent eu l'occasion de rencontrer Françoise. Elle est de ces personnes dont le peu qu'on en connaît suffit à garder grand et beau souvenir. Tout ne passe pas par les mots ou la parole. Il y a des façons d'être qui sont comme une grâce, et d'une promenade en forêt, je me souviens très bien comment elle s'est assise au pied d'un arbre, pour se reposer. Je ne l'imagine pas ailleurs que dans ce temps suspendu, où la lumière, filtrée par les feuillages, dansait encore à ses yeux.

     

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  • Un livre qui fait du bien... me dit-on!

    Les premiers commentaires sont en effet unanimes: un livre qui fait du bien, qui donne de l'énergie, qui encourage...

    Cela répond en tous points à l'objectif que nous entendions donner, Philippe Godard et moi-même, à cet ouvrage!

    Et si nous mettions à  présent toute notre à énergie à  « radicaliser » l’intelligence, l’inventivité, le talent, la générosité, la beauté, l’esprit de partage ? Avec mon ami Philippe Godard, nous avons choisi de présenter cinquante portraits d’hommes et de femmes qui ont poussé jusqu’au bout leur volonté de rendre le monde meilleur, plus beau ou plus juste. Cinquante femmes et hommes qui se sont colletés au réel pour changer leur temps, leur société, leur art. Tous ont en commun d’avoir eu à surmonter de nombreux obstacles, des circonstances défavorables, voire des tragédies personnelles ou collectives, sans jamais pour autant renoncer à  leur engagement. Cinquante personnalités qui, par leurs actions, leurs pensées, leur œuvres, ont pu faire bouger les lignes, élargir le champ de nos connaissances et développer celui de nos consciences.

    À l’heure où le cynisme s’affiche sans complexe, où les prétendues à élites offrent sur tous les écrans du monde un spectacle affligeant et démoralisant, à l’heure où les jeunes les plus fragiles sur le plan psychologique et social, mais aussi les plus démunis en matière d’éducation et de culture se laissent berner par le discours d’obscurantistes psychopathes... il n’est peut-à être pas inutile de rappeler quel le monde n’est pas foncièrement mauvais... il est ce que chacun de nous en fait à chaque instant. Le temps ne serait-il pas venu de mettre en avant ce que les meilleurs d’entre nous ont fait, font et continuent de faire pour qu’il devienne un lieu sûr, équitable, juste, et à la beauté préservée ?

     

     

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    Ils et elles ont changé le monde (éditions de la Martinière Jeunesse) est depuis le 1er septembre en librairie.

    Vous trouverez ici le communique de presse et pourrez feuiller les premières pages avec le lien ci-dessous :

    http://fr.calameo.com/read/000848282f724de6d4633

     

  • Il y a état d’urgence à lire ce livre.

     

     

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    À l’heure où une ultra-minorité entend imposer ses vues par la peur (on oublie trop souvent que terrorisme à pour racine « terreur » et que, donc, céder à la peur, c’est reconnaître que le terroriste a déjà gagné la partie) ; à l’heure où les pouvoirs en place (économiques et politiques), entendent bien utiliser cette même peur pour se maintenir aux commandes quitte à piétiner les valeurs démocratiques dont ils se prétendent les garants ; à l’heure où les crétins médiatiques, autoproclamés experts, nous font entendre tout et surtout n’importe quoi… il n’est peut-être pas inutile de disposer d’un outil critique pour nous aider à mieux penser à propos de ce qui agite désormais le plus notre société. C’est exactement ce que nous propose, et de façon brillante, le dernier ouvrage publié de Philippe Godard : Du consensus au terrorisme.

     

    Le mérite de Philippe Godard est d’abord de nous rafraîchir un peu la mémoire : « “La Terreur constitue la première irruption massive, dans l’histoire moderne, du terrorisme, et c’est le gouvernement du premier État républicain qui le mit en œuvre !” Combien parmi nos élus, entonnant La Marseillaise au lendemain d’un attentat monstrueux, se sont souvenus que, seulement quatre ans après 1789, cette même République avait développé un système de terreur qui constitue un archétype de tout ce qui se fera par la suite en matière de terrorisme d’état ?

    Autre nécessaire remise des pendules à l’heure : l’ouvrage établit une typologie distincte entre terrorisme d’état, lutte armée, terrorisme politique, terrorisme religieux et violence criminelle des gangs. “[…] nier les différences entre ces différentes formes de violences pour les rejeter en bloc nous condamnerait à ne pas comprendre ce qui est devenu vraiment très dangereux à notre époque et facilite l’extension de l’ultraviolence : la banalisation des violences extrêmes.”

    Et c’est précisément parce qu’il ouvre des perspectives de compréhension inédites, ou du moins avancées par des voix qui sont peu entendues, que le livre de Philippe Godard est passionnant à lire. J’en retiens une qui constitue la colonne vertébrale de l’ouvrage : la construction d’un consensus structurant est une nécessité pour tout régime politique démocratique. Plus qu’un contrat social abstrait tel que pensé par Rousseau, il s’agit d’un consensus concret, un “contrat de confiance”, en quelque sorte : chaque individu reconnaît la validité du corps politique et celui-ci s’engage à offrir à chaque individu, et de façon égale, sûreté et protection. Or c’est précisément ce consensus initial qui n’a cessé depuis d’être battu en brèches jusqu’à voler en éclats aujourd’hui : système oligarchique, corruption et affaires en série, non-respect du vote référendaire (Traité de Maastricht !), parole politique décrédibilisée, élus se donnant perpétuellement en spectacle, mainmise de l’économie sur le politique, inégalités sociales atteignant des records inédits, etc. Il n'est besoin que de constater les taux d'abstentions chez les jeunes pour s'en persuader. Le résultat d’une pareille faillite est d’une part la désillusion généralisée, celle qui permet toutes les constructions fantasmatiques des conspirationnistes : il ne peut y avoir qu’une conspiration du mal cachée derrière tout cela. D’autre part, l’obligation pour les pouvoirs en place de faire appel à un autre type de consensus pour maintenir la cohésion sociale : un consensus contre l’ennemi intérieur ou extérieur. Le retour au vieux stratagème du bouc émissaire si utile tant aux groupes ultraminoritaires qu’aux pouvoirs en place. Accepter cette logique, c’est entrer dès lors dans une zone de très haut danger en matière de violence : la machine à saigner qu’est la guerre peut très vite se mettre en marche.

    Le deuxième point sur lequel je voudrais également insister est que le livre de Philippe Godard nous donne aussi à réfléchir sur le plan de l’individu et pas seulement au niveau des groupes minoritaires et des corps politiques au pouvoir. C’est là, à mon sens, que se situe en effet le véritable nœud du problème en matière de violence terroriste, et c’est là aussi qu’il faut comprendre les motivations qui animent les terroristes pour mieux les combattre. Le monde ultralibéral n’a cessé de pousser plus loin l’optimisation de ses outils en matière d’incitation à la consommation de masse. Pour cela il lui a fallu fragmenter à outrance le corps social (afin de multiplier le nombre “d’acheteurs” potentiels) ce qui a fait exploser les relations humaines dans tout cadre collectif (la famille, voire le couple, l’entreprise, l’école, la ville, le quartier, la région). La pathologie sociale qui en découle porte un nom : le narcissisme. «  Le narcissisme est la réponse la plus aisée à l’anonymat auquel la société de masse nous condamne.” Un narcissisme que les outils technologiques modernes rendent d’autant plus aisé et gratifiant en lui donnant une résonance immédiate et mondiale. Comment dès lors s’étonner qu’un individu se sentant frustré dans son désir de reconnaissance sociale n’en vienne à penser que c’est la collectivité qui lui fait barrage, que des forces hostiles et souvent secrètes le maintiennent en dehors des feux de la rampe? La violence n’a pas d’autre origine que la frustration, et chez le narcissique la frustration n’a pas d’autre combustible que le désir irrépressible d’établir la supériorité de son moi individuel sur le corps collectif. C’est cette pathologie de la pensée individuelle qui permet seule d’éclairer des actes horribles qui demeurent si étrangers à la majorité d’entre nous. On ne peut alors qu’imaginer combien peut être toxique l’exacerbation médiatique permanente d’autres narcissismes : ceux du monde politique, économique, et même sportif.

     

    Du consensus au terrorisme ouvre bien d’autres pistes de réflexion que je ne peux citer ici sans risque de me montrer trop long. C’est un ouvrage qui ne l’est pas quant à lui, il est grandement accessible, clair, toujours intelligent et documenté et surtout stimulant. Il nous invite pour finir à trouver un nouveau consensus pour éviter d’une part le spectre d’un pouvoir fascisant voire ouvertement fasciste et de l’autre un prétendu règlement de tensions par leur éclatement en violence ouverte qui ne conduirait à rien d’autre qu’à une guerre civile. Un consensus fondé sur le débat véritable et la contradiction acceptée. : “Un consensus qui soit en quelque sorte un dissensus assumé, au niveau des mots, des idées, des politiques — et non de la violence”.

     

    Lisez ce livre, faites-le lire : il y a URGENCE ! 

     

    Ce 1er septembre sort également Ils et Elles sont changé le monde que j'ai eu l'immense plaisir de co-écrire avec Philippe. Ne voyez pas dans ce que j'ai écrit ci-dessus l'expression d'un simple copinage, il s'agit d'un hommage objectif dû à l'intelligence de son propos.         

  • Pensée

    Nous avons laissé se construire la société du pire. Comment s'étonner dès lors qu'il advienne? Quand on tourne le dos à la sagesse... c'est toujours pour ouvrir les bras à la folie.