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mots-nomades de Patrice Favaro

  • Ecrire POUR la jeunesse?

    Je viens de terminer un roman qui se passe en Thaïlande et dont le personnage principal a un peu plus de vingt ans. Je l'ai proposé à une éditrice d'une maison "jeunesse" qui souhaitait vivement que je lui propose un texte. Résultat: refus. Désormais, on ne jure plus que par "l'identification forte au personnage"... évidemment avec un jeune Thaï... il y a un peu de distanciation... géographique. Et puis : "une tension dramatique qui dynamise le récit" . Traduction on veut des romans page turner... sinon rien! Les ambiances, les atmosphères, les subtilités... ça gonflerait, semble-t-il, le "jeune"lecteur? Ah bon? 

    Du coup, j'hésite (enfin plus vraiment en vérité) à le proposer ailleurs... Suis-je encore Jeunesse, ou pas Jeunesse? Si je sais bien mesurer ce qui relève de l'enfance, je me demande toujours où commence où et où finit la...jeunesse? Pas entendu une réponse satisfaisante à ce jour. Jusqu'à présent, je n'avais pas à me poser cette question parce que j'avais une éditrice (ma chère Soazig, tu aurais pu attendre encore un petit peu avant de prendre ta retraite!) dont les choix n'étaient pas dictés par ce type de segmentation qui ne relève en vérité (et à mon sens) que de la catégorisation marketing... J'en donne une preuve: un de mes titres qui a eu le plus de prix et de visibilité, On ne meurt pas, on est tué, est d'abord paru chez un éditeur; Denoël, qui ne fait pas d'ouvrages "jeunesse"... avant de passer en poche chez Scripto Gallimard. Un deuxième argument: mon premier roman Le secret du maître luthier a été publié (et il continue à être au catalogue plus de 20 ans plus tard) au Livre de poche "Jeunesse" dans la collection "Senior"... ça ne s'invente pas. Un troisième: Ils et elles ont changé le monde, avec mon ami Philippe Godard publié chez De la Martinière Jeunesse est essentiellement acheté et lu... par des adultes!

    Alors oui, jeunesse pas jeunesse... tout ça me fatigue grandement. On peut imaginer qu'une telle distinction fonctionne à merveille pour vendre des produits, pour vendre des livres produits, mais pour le reste... foutaises! La littérature POUR... ça n'existe pas!

    Le temps est peut-être venu pour moi d'aller voir ailleurs.

     

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    Photo Copyright  P.Favaro... le vrai marketing, c'est ça!

    Bangkok Soi 16 Sukhumvit

  • Le sang des mouches... à l'Université de Varanasi... si, si!

    Très surpris de découvrir que the Department of French Studies Banaras Hindu University Varanasi consacre une entrée à mon livre (épuisé) Le sang des mouches qui se déroule à Pondichéry en Inde. Si je le mentionne ici, outre une petite fierté, je l'avoue,c'est surtout parce que cette étude (en français) sur les récits de voyage au cours de l'histoire en Inde est consultable en ligne et téléchargeable. C'est une véritable mine pour tous ceux qui s'intéressent à ce formidable pays-continent.

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    "Patrice Favaro a situé à Pondichéry l’intrigue de son roman. Le Sang des mouches, paru en 2003. Il décrit d’abord de façon réaliste et vivante la ville actuelle, la « ville blanche » et ses environs, sillonnés à scooter. Puis s’attache à une ancienne maison coloniale, démolie sur ordre de quelque promoteur avide de profits : chaque année, en dépit des efforts de l’INTACH (l’équivalent indien de notre direction du patrimoine, mais sans les moyens ni l’arsenal législatif) et des amoureux de la ville, qui tentent de les acheter et de les restaurer, tant dans la « ville noire », (superbes et multicolores maisons tamoules traditionnelles à colonnades et à atrium) que dans la « ville blanche » (villas coloniales), plusieurs dizaines de maisons disparaissent à coups de pioches. On a constaté le même phénomène à Karikal. C’est tout un patrimoine irremplaçable qui se trouve ainsi mis en danger. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, l’Inde, requise par d’autres priorités plus prégnantes (lutte contre la misère, alphabétisation, par exemple) a fait beaucoup de progrès, mais il lui reste encore beaucoup à faire pour préserver ses innombrables richesses culturelles. 263 Caraivéti Vol. I Issue 1 (July-December 2017) ISSN : 2456-9690 « Balade en scooter pour explorer la ville, tête nue, ma chemise se gonfle comme une voile. Le matin, l’Inde se donne tout entière. Pondichéry à nouveau vierge. Le ciel est propre et frais, un drap neuf... »

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    cliquer sur cette page pour télécharger l'ouvrage

     

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    Samadama, maison dessinée suivant les plans de Françoise Malaval

    à Pondichéry, Inde.

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  • En merveilleuse compagnie: flash-back saison 2017/2018

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    Avec mon complice Philippe Godard (ADEC)

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    Avec l'ami de la montagne Pierre Putelat (Editions du Queyras)

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    Avec l'ethnologue Roger Boulay (Musée du Quai Branly)

     

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    With my greatest friend Prashanta

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    Avec le musicien de ghazzal Homayoun Raonaq (Bibliothèque Méjanes Aix en Provence)

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    Avec mon Grand Frère Jean-Yves Loude

     

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    Avec l'ami François Place

     

  • LE FABULEUX HERBIER DU CAPITAINE PIC

    ARCHIPEL DES INVENTERRES

    LE FABULEUX HERBIER DU CAPITAINE PIC

    Une proposition d’atelier ou de stage de Patrice Favaro

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    « Quel étrange herbier que celui que m’a cédé le capitaine Adam Pic ! Dans quelles îles a-t-il pu trouver les curieuses plantes qui y sont présentées ? Quels noms mystérieux portent ces fleurs étonnantes ? Rien ne l’indique. Dans quels milieux poussent-elles ? Quels peuples lointains les cueillent ou les cultivent, et quels usages en font-ils ? Aucune information. Impossible désormais de demander des précisions à l’intrépide navigateur, je suis sans nouvelles de lui depuis qu’il est reparti à bord de son navire, le Botitanicus, en direction de l’archipel des Inventerres… Un archipel que pas une carte maritime ne mentionne. »

    Comment percer les secrets que contient chacune des planches botaniques du fabuleux herbier de l’énigmatique navigateur disparu ? Est-ce une fantastique découverte, une supercherie… ou bien le fruit d’une rêverie poétique ?

    À chaque participant se de faire une idée en feuilletant cet herbier, en se laissant emporter à son tour vers les Inventerres, et en prenant la plume pour remplir les pages qu’Adam Pic a laissées vierges... comme les îles Inventerres.

     

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    Dernière lettre d’Adam Pic adressée à l’auteur.

     

    « Cher Monsieur Favaro,

    Bien que vous n’ayez cessé de me le demander avec acharnement, je n’ai pas souhaité vous confier plus de détail concernant l’archipel des Inventerres. Vous n’aurez qu’à imaginer vous-même où il se trouve et à quoi il ressemble… après tout vous êtes écrivain : vous devez donc déborder d’imagination ! Je reprends la mer aujourd’hui sur mon bon vieux navire, le Botitanicus. Je serai dans quelques instants à mon poste, prêt à déjà hisser les voiles ! Je vais faire route à nouveau vers l’archipel des Inventerres, ce paradis sur terre.

    Je vous laisse bien volontiers toutes les planches de mon herbier, elles sont dans un joli désordre ; à vous le soin de classer tout cela et d’en faire ce que vous voudrez. Cet herbier est à vous désormais ! Vous allez sans doute me dire que vous avez payé assez cher pour cela, croyez-moi : vous faites une bonne affaire. Je vous ai demandé le juste prix pour remplir ma cale de provisions avant de reprendre la mer. Je retourne là où poussent ces plantes extraordinaires dont j’ai fait le portrait. Inutile de tenter de me retrouver, je ne reviendrai pas. Inutile aussi de chercher mes chères îles : jamais je n’ai dit et jamais je ne dirai à quiconque où se elles cachent.

    En vous souhaitant bon courage, cher Monsieur, pour remettre un peu d’ordre dans mon herbier.

    Courtoisement vôtre.

                 Capitaine au long cours, Adam Pic »

     

     

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    ATELIER OU STAGE : LE PRINCIPE ACTIF !

    Il s’agit, à partir d’un ensemble de planches illustrées, le fameux herbier du Capitaine Adam Pic de reconstituer le contenu documentaire qui n’a pas été transmis par l’intéressé. Il est proposé aux participants de faire appel à leur imagination pour renseigner les différents registres d’informations, appelées « étiquettes » en botanique :

    - le nom commun de la plante

    - le nom savant de la plante et de sa famille

    - le nom de celui qui l’a trouvée

    - son numéro de récolte et la date de récolte

    - les informations permettant de localiser la plante 

    - l’écologie du lieu de récolte :

    - l’altitude

    - le type de sol

    - le type de végétation qui l’entourait

    - la présence d’eau (lac, rivière, marais)

    -une description de l’espèce (herbacée, arbuste, arbre) avec indication de la taille de -la plante vivante et de la couleur des fleurs : toutes les informations concernant des -caractères visibles et invisibles sur l’échantillon représenté (couleurs, odeur, taille moyenne, caractères exceptionnels...)

    - Les usages détaillés de la plante s’il y a lieu (plante médicinale, tinctoriale, alimentaire, poison, hallucinogène, etc.)

    Et enfin et principalement :

    - les histoires et les légendes liées à cette plante


     

    ATELIER OU STAGE : LA POSOLOGIE

    Il est proposé deux formules :

     

    Atelier de trois séquences

    Il comprend les éléments suivants :

    - lecture du texte « Ma rencontre avec A. Pic »

    - présentation du projet et des planches de l’herbier

    - lecture du texte « La Reine de Paille » (extrait du manuscrit Carnets de l’Inventerre) afin de servir d’exemple aux procédés d’écriture à mettre en œuvre pour la création des étiquettes de l’herbier.

    - atelier écriture

    - relectures

    - restitution

     

    Stage d’une journée et demie :

    Il suit le même déroulé que l’atelier sur trois demi-journées consécutives et permet un travail d’écriture plus poussé que dans l’atelier, cette formule convient en particulier pour un public d’adultes.

     

    ATELIER OU STAGE : CONTRE-INDICATIONS

    Aucune. Convient à tous les publics : enfants à partir de 10 ans, adolescents, adultes.

    Nombre limité à 20 personnes ou une classe pour les scolaires

     

    ATELIER OU STAGE : PRIX PUBLIC

    Atelier : pour 3 interventions avec dates non consécutives (2 h 30/3 h)

    900,00 € + hébergement, déplacement

     Atelier pour 3 interventions avec dates consécutives (2 h 30/3 h)

    750,00 € + hébergement, déplacement

     Stage : sur 1 journée et demie : 750,00 € + hébergement, déplacement

     Les tarifs comprennent les fournitures et le papier pour la réalisation des planches botaniques.

     

    Ci-dessous extrait d’un texte en lecture

    Extrait de La Reine de Paille

    « Devant moi, au pied d’une roche noire qui cachait le torrent, dans un creux herbeux où la terre paraissait être plus fraîche et humide qu’ailleurs, se dressait, belle, splendide, majestueuse, unique, la Reine de Paille.

     

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    Ce fut une expérience indicible que de la voir en ce lieu paisible et enchanteur. J’en éprouvais une émotion si intense que mon cœur se mit à battre la chamade. Comment décrire la Reine de Paille ? Son corps-chevelure était plus rond que celui des Hommes de Paille, son chaume était d’un aspect moins rêche, les brins en étaient artistiquement répartis. Mais ce n’étaient là que détails secondaires, le principal résidait ailleurs : la Reine de Paille ne possédait sur sa partie sommitale un minuscule jardin de fleurs, elles formaient un véritable bouquet de forme coronaire où des espèces qui n’auraient apparemment pas dû se côtoyer dans la nature (hépatique noble, callune vulgaire et grande astrance entre autres) s’entremêlaient en une étonnante composition botanique. J’approchai lentement ma main des ces fleurs afin de mesurer si elles étaient animées elle aussi de mouvements autonomes comme les plumets, mais la composition du bouquet changea aussitôt ! De nouvelles fleurs apparurent (alorose crispée, bétoine hérissée, burgrave épineuse) tandis que les plus anciennes disparaissaient comme par enchantement ! Ma stupéfaction fut immense et une idée fulgurante me traversa l’esprit : la Reine de Paille ne communiquait pas par frôlogrammes comme les représentants masculins de son espèce, mais par un tout autre moyen, mille fois plus extraordinaire encore : par « floraisogrammes » !

    Ma soudaine intuition de ce qui était incontestablement la façon la plus poétique de communiquer existant en ce monde me démontra une fois de plus l’aveuglement dont nous autres humains faisons preuve à l’égard de la nature. Je le sais sans l’ombre d’un doute désormais : rien de ce que nous voyons, entendons, touchons, humons, percevons dans la nature n’est le fruit d’une hypothétique création divine, ou d’une évolution chère à Darwin, ou plus simplement de ce que nous définissons comme hasard. N’appelons-nous pas ainsi par commodité ou paresse intellectuelle la chaîne complexe des causes et des effets quand elle échappe à notre simple, banale et humaine compréhension ? Si les fleurs fleurissent est-on sûr que cela soit simplement dû à un aveugle processus biologique assurant la survie et la propagation de l’espèce ? J’en ai fait la démonstration : le frémissement d’un arbre, le balancement d’un chaume, ne se limitent pas à un simple mouvement mécanique provoqué par le déplacement d’une masse d’air. Nous avons oublié le secret qu’aucun de nos lointains ancêtres n’ignorait : quand quelque chose « s’anime »... c’est tout simplement par ce que son « anima » se manifeste.

    L’incroyable vérité m’apparut à cet instant précis où je me trouvais agenouillé devant la Reine de Paille : l’âme de la nature s’exprime partout autour de nous. Derrière la manifestation de tout phénomène naturel, derrière l’apparente immobilité minérale, derrière l’impassibilité végétale se cache en fait une intention propre : la nécessité de communiquer. Elle est en tout point identique à celle qui nous « anime ».

    Seuls peut-être les poètes, les fous, les enfants et ceux qui le sont restés savent encore entendre le chant de la terre. Comme l’a écrit Victor Hugo : « Tout parle ! Écoute bien. C’est que vents, onde, flamme, arbres, roseaux, rochers, tout vit, tout est plein d’âme », »

  • Le Furet est à vendre... pas la librairie!

    Besoin de place! Je me sépare de ma collection Le Furet enquête, 30 polars Jeunesse, coll dirigée par Franck Pavloff, avec Oppel, Granotier, Benson, Tabachnick, Pinguilly... et même mon propre titre dédicacé! Me contacter par mail pour tarif.

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  • Atelier écriture : LA FABULEUX HERBIER DU CAPITAINE PIC

    ARCHIPEL DES INVENTERRES

    LA FABULEUX HERBIER DU CAPITAINE PIC

    Une proposition d’atelier ou de stage de Patrice Favaro

     

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    « Quel étrange herbier que celui que m’a cédé le capitaine Adam Pic ! Dans quelles îles a-t-il pu trouver les curieuses plantes qui y sont présentées ? Quels noms mystérieux portent ces fleurs étonnantes ? Rien ne l’indique. Dans quels milieux poussent-elles ? Quels peuples lointains les cueillent ou les cultivent, et quels usages en font-ils ? Aucune information. Impossible désormais de demander des précisions à l’intrépide navigateur, je suis sans nouvelle de lui depuis qu’il est reparti à bord de son navire, le Botitanicus, en direction de l’archipel des Inventerres… Un archipel que pas une carte maritime ne mentionne. »

    Comment percer les secrets que contient chacune des planches botaniques du fabuleux herbier de l’énigmatique navigateur disparu ? Est-ce une fantastique découverte, une supercherie… ou bien le fruit d’une rêverie poétique ?

    À chaque participant se de faire une idée en feuilletant cet herbier, en se laissant emporter à son tour vers les Inventerres, et en prenant la plume pour remplir les pages qu’Adam Pic a laissées vierges... comme les îles Inventerres.

     


     

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    Dernière lettre d’Adam Pic adressée à l’auteur.

     

    « Cher Monsieur Favaro,

    Bien que vous n’ayez cessé de me le demander avec acharnement, je n’ai pas souhaité vous confier plus de détail concernant l’archipel des Inventerres. Vous n’aurez qu’à imaginer vous-même où il se trouve et à quoi il ressemble… après tout vous êtes écrivain : vous devez donc déborder d’imagination ! Je reprends la mer aujourd’hui sur mon bon vieux navire, le Botitanicus. Je serai dans quelques instants à mon poste, prêt à déjà hisser les voiles ! Je vais faire route à nouveau vers l’archipel des Inventerres, ce paradis sur terre.

    Je vous laisse bien volontiers toutes les planches de mon herbier, elles sont dans un joli désordre ; à vous le soin de classer tout cela et d’en faire ce que vous voudrez. Cet herbier est à vous désormais ! Vous allez sans doute me dire que vous avez payé assez cher pour cela, croyez-moi : vous faites une bonne affaire. Je vous ai demandé le juste prix pour remplir ma cale de provisions avant de reprendre la mer. Je retourne là où poussent ces plantes extraordinaires dont j’ai fait le portrait. Inutile de tenter de me retrouver, je ne reviendrai pas. Inutile aussi de chercher mes chères îles : jamais je n’ai dit et jamais je ne dirai à quiconque où se elles cachent.

    En vous souhaitant bon courage, cher Monsieur, pour remettre un peu d’ordre dans mon herbier.

    Courtoisement vôtre.

                 Capitaine au long cours, Adam Pic »

     

     

    ATELIER OU STAGE : LE PRINCIPE ACTIF !

    Il s’agit, à partir d’un ensemble de planches illustrées, de reconstituer le contenu documentaire de l’herbier d’A. Pic. Il est proposé aux participants de renseigner les différents registres d’informations, appelées « étiquettes » en botanique :

      le nom commun de la plante

      le nom savant de la plante et de sa famille

      le nom de celui qui l’a trouvée

      son numéro de récolte et la date de récolte

      les informations permettant de localiser la plante 

      l’écologie du lieu de récolte :

    -        l’altitude

    -        le type de sol

    -         le type de végétation qui l’entourait

    -        la présence d’eau (lac, rivière, marais)

      une description de l’espèce (herbacée, arbuste, arbre) avec indication de la taille de la plante vivante et de la couleur des fleurs : toutes les informations concernant des caractères visibles et invisibles sur l’échantillon représenté (couleurs, odeur, taille moyenne, caractères exceptionnels...)

      Les usages détaillés de la plante s’il y a lieu (plante médicinale, tinctoriale, alimentaire, poison, hallucinogène, etc.)

    Et enfin et principalement :

      les histoires et les légendes liées à cette plante

     

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    ATELIER OU STAGE : LA POSOLOGIE

    Il est proposé deux formules :

    Atelier de trois séquences

    Il comprend les éléments suivants :

    -        Lecture du texte « Ma rencontre avec A. Pic »

    -        Présentation du projet et des planches de l’herbier

    -        Lecture du texte « La Reine de Paille » (extrait du manuscrit Carnets de l’Inventerre) afin de servir d’exemple aux procédés d’écriture à mettre en œuvre pour la création des étiquettes de l’herbier.

    -        Atelier écriture

    -        Relectures

    -        Restitution

    Stage d’une journée et demie :

    Il suit le même déroulé que l’atelier sur trois demi-journées consécutives et permet un travail d’écriture plus poussé que dans l’atelier, cette formule convient en particulier pour un public d’adultes.

     

    ATELIER OU STAGE : CONTRE-INDICATIONS

    Aucune. Convient à tous les publics : enfants à partir de 10 ans, adolescents, adultes.

    Nombre limité à 20 personnes ou une classe pour les scolaires

     

    ATELIER OU STAGE : PRIX PUBLIC

    Atelier : pour 3 interventions de 2 h 30/ 3h   900,00 € + hébergement, déplacement

    dates non consécutives

     

    Atelier pour 3 interventions de 2 h 30/3 h     750,00 € + hébergement, déplacement

    dates consécutives

     

    Stage : sur 1 journée et demie                    750,00 € + hébergement, déplacement

     

    Les tarifs comprennent les fournitures papier pour la réalisation des planches botaniques.

     

    CONTACT: favaropa@gmail.com

  • L'ami Denis

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    dans le Sud vers Yaté

    Dans sa série "Dans le rétro 2018", la revue Citrouille met en ligne l'entretien que j'avais réalisé avec mon ami, mon frère du lointain, Denis Pourawa... en 2003 pffff... déjà! Mais je crois que ça reste toujours d'actualité. En passant 

    Souvenirs d'une balade avec ma Françoise et Laurence Tokiko Loli, parties toutes deux à quelques mois d'intervalles.

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  • Modeste modestine

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    Photo P.Favaro

    Il y a, au cours des ans, des projets littéraires qu'on abandonne faute d'avoir su ou pu trouver la bonne personne pour les éditer. "Nous, les bêtes" a été de ceux-là. Avec ma femme et complice de toujours Françoise Malaval pour les illustrations et Philippe Godard pour le volet documentaire, nous avions imaginé en 2015 donner la parole aux bêtes! Nous avions choisi quinze animaux qui ont réellement existé et dont les faits ont profondément marqué les esprits des hommes et des femmes de leur temps et de leur espace géographique. L'ânesse de Stevenson, Modestine, faisait partie de la troupe des sélectionnés. Pour présenter le projet, j'avais écrit une des quinze fictions que Françoise avait illustrée (je scannerai bientôt l'original pour vous le présenter) et dont Philippe avait écrit le documentaire venant compléter le tout. Hélas, le tout est resté lettre morte... Un projet qui ne rentrait pas dans les cases, nous avait-on dit.

    En cette période estivale où l'on randonne, parfois  avec des ânes comme sur le circuit Stevenson, j'ai cru bon de redonner la parole à la modeste Modestine, et je vous conseille vivement le livre de JY Loude et Viviane Lièvre Voyage avec mes ânes. Soyez doux et patient avec ces animaux d'une intelligence et d'une finesse hors du commun.

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    étude préparatoire, aquarelle Ó F.Malaval

    MODESTE MODESTINE

    Je vous l’assure ! Un « accessoire de literie » une sorte de « bois de lit automatique sur quatre pieds », c’est ainsi qu’il me considéra le jour où il m’acheta. J’exagère, pensez-vous ? Mais, c’est écrit noir sur blanc dans un livre… son livre ! Du mobilier mobile, voilà ce que j’étais à ses yeux, et rien de plus. Pour soixante-cinq francs et un verre d’eau-de-vie, sur la place du marché au Monastier, l’affaire fut conclue. Je changeai de propriétaire et quittai les mains calleuses du Père Adam pour passer entre celles, plus raffinées en apparence, d’un écrivain, écossais. Je gagnai au change, allez-vous sans doute penser. Balivernes ! Dès le lendemain six heures, ce novice en science asienne me passa sur le dos une selle si mal fichue et me chargea de façon si maladroite qu’il ne fallut pas plus d’une demi-minute pour que tout le bât glissât dans la poussière. Que croyez-vous qu’il se passât alors ? Ce fut moi qu’on corrigea, sans ménagement, et non le bât et l’incapable qui s’en occupa.

    La veille, ce même homme, qui cachait sous ses airs cultivés une brutalité bien ordinaire, semblait pourtant être tombé sous mon charme. Les lignes qu’il écrivit à mon sujet en témoignent : une charmante petite ânesse, le poil couleur d’une souris idéale, le regard bon, la mâchoire bien dessinée, si menue et élégante de formes. Une élégance qui lui fit défaut plus d’une fois à mon égard : dès les premiers instants, les coups se mirent à pleuvoir. Chaque pas que je faisais, durant les premières étapes du voyage que ce fou littéraire s’était mis en tête d’accomplir, me coûtait double ration de gourdin. Cela vous paraîtra curieux, mais, quand il me frappait, je l’entendais gémir d’avoir à le faire et ses yeux se remplissaient souvent de larmes. La douleur pour les bêtes, les pleurs pour les hommes. Cela vous étonne ? On le serait à moins ! Les êtres humains sont de bien étranges créatures ; assez sommaires, à dire vrai, pour croire encore que la force brutale peut avoir plus de résultats que l’exemple et la persuasion en matière d’apprentissage.

    Par bonheur, mon sort s’améliora quelque peu par deux fois au cours des jours qui suivirent. La première au soir d’une étape passée à l’auberge du Bouchet-Saint-Nicolas. Il y avait là un aubergiste qui fit présent à mon écrivain d’une simple gaule pointue, d’un huitième de pouce, auquel il donna le titre ronflant d’aiguillon. Et voilà tout à coup notre romancier écossais s’imaginant qu’il était devenu le maître et que j’étais son esclave. Vous riez, mais ce furent les mots mêmes qu’il coucha dans son carnet. Une simple piqûre et je lui donnais le change en partant d’un joli petit trottinement qui avalait les lieues. Plus de bastonnade vaine, plus de fouet inutile : une simple piqûre sur la croupe, disais-je, pareille à celle d’un taon ou d’une guêpe, suffisait à me mettre gaillardement en route. C’est là, pour nous autres, une simple loi de la nature, mais ce benêt trouvait l’invention merveilleuse. S’il s’était essayé à me comprendre, j’aurais pu lui en faire la démonstration plutôt, nous aurions ainsi évité tous deux tous ces maux superflus.

    Une deuxième halte me permit également de continuer la route que ce diable d’homme m’imposait avec une peine bien moindre. Il y avait au Cheylard, un homme qui avait débuté dans la vie comme muletier. Lorsqu’il vit que mes deux jambes d’avant avaient la chair à vif et que du sang coulait sous ma queue, il expliqua à mon écrivain la bonne façon de répartir équitablement le poids sur mon dos. Il fallut deux étapes encore pour que celui-ci, à cause d’un entêtement qui est sans doute un trait commun à tous les gens d’Écosse, admît enfin la leçon qu’on lui avait faite.

    La suite du voyage nous fit longer les confins du Vivarais et du Gévaudan. J’y allais bon pas et sans trop de peine bien que la proximité de cette dernière région ait été de nature à me faire hérisser le poil. Pourquoi, me demandez-vous ? Je vous épargnerai le détail de cette histoire, mais sachez qu’une bête sanguinaire y a longtemps sévi, croquant avec gourmandise les enfants de ce pays. C’est du moins ce que prétendirent, en échangeant des regards en coin, les gens dans les villages que nous traversâmes. Il se peut aussi qu’ayant affaire à un menteur de profession, ce qu’est en vérité un faiseur de romans, ces pauvres paysans se crurent obligés de lui servir quelques belles menteries en guise d’hommage.

    Nous cheminions désormais tous deux sous une sorte d’entente tacite : j’allais où mon propriétaire voulait, même si ces choix me parurent souvent extravagants et aventureux ; en contrepartie, j’étais traitée presque dignement et plus d’une fois il partagea avec moi sa ration quotidienne de pain. Étions-nous devenus pour autant de vrais compagnons ? J’aurais pu le croire si, au bout de ces longues journées de marche commune, la fin du voyage ne s’était bientôt profilée. Laissez-moi vous exposer ce modèle de trahison. Nous passâmes donc notre dernière nuit au clair de lune, et je reçus avec des manifestations de reconnaissance le pain que me tendit celui qui se pensait mon maître. Naïve créature que j’étais ! Le lendemain, après avoir dépassé Saint-Germain-de-Calberte, commença alors le long trajet qui descendait sur Saint-Jean-du-Gard. Nous y fîmes étape au soir. Pour suivre le rythme que l’Écossais m’avait imposé, j’étais presque parvenue au-delà même de mes forces. Il y avait à l’auberge un garçon d’écurie qui m’examina et me déclara incapable d’aller plus loin. J’avais besoin de deux bonnes journées de repos. Mais celui pour qui j’avais fait une si pénible route n’entendait pas prendre pareil retard dans ses projets. Il y avait une diligence qui partait pour Alès, terme de son périple en cette région. À partir de là, il devait ensuite prendre un courrier rapide et enfin s’apprêter à quitter notre pays. Ce qu’il fit ? Une ligne dans le livre qu’il consacré à ce périple en témoigne : « Je décidai de vendre mon amie et de partir par la diligence de l’après-midi. » Son amie ! Entendez-vous ? Vendue pour trente-cinq francs avec le bât et tout l’attirail. Oubliés, les douze jours de compagnonnage, même s’ils furent orageux à leur début ; oubliés, les cent vingt kilomètres parcourus, les chemins escarpés de montagne, les pistes marécageuses… Belle amitié, en effet ! Un homme que je ne connaissais pas me tira bientôt par le cou pour me conduire un peu à l’écart de la route où se tenaient des paysans qui pressaient des pommes. Pendant ce temps, le maire du bourg avec lequel l’écrivain avait fait connaissance l’accompagnait tranquillement vers la diligence. Je l’entendis lancer en guise d’adieu à mon littérateur écossais : « Bon voyage, monsieur Stevenson, et ne nous oubliez pas quand vous aurez regagné votre pays ! » Tandis qu’on me poussait vers un sentier de traverse, je me tournai une dernière fois vers celui que j’avais servi durant douze jours… Ce que je vis alors ? Allez-vous consentir à me croire ? À l’instant où le père Adam m’avait vendu au Monastier, le vieil homme n’avait pu s’empêcher d’écraser quelques larmes. J’avais mis cette démonstration d’affection inhabituelle sur le compte de l’eau de vie, celle qu’il avait fait descendre dans sa gorge pour sceller l’affaire. Mais, quand les yeux de monsieur Stevenson plongèrent dans les miens, il me faut bien l’admettre, ses larmes me parurent plus mille fois plus abondantes.

    Je vous le dis, mes chers camarades, qui m’écoutez ce soir à la veillée dans cette grange à foin où nous autres, ânes, baudets, mules et mulets, sommes parqués loin des oreilles des hommes : leur âme nous sera à jamais insondable !

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  • Un été à l'écritoire

    Un été au bureau pour travailler à un nouveau livre documentaire avec l'ami Philippe Godard. Ce sera pour une toute nouvelle maison d'édition qui monte qui monte... Le sujet? Motus et bouche cousue. En attendant vous pouvez vous plongez dans les deux précédents: si vous avez envie de vous bouger et de faire bouger... même s'il fait chaud!

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