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mots-nomades de Patrice Favaro - Page 3

  • Anticipation... déjà plus!

    Une chose est sûre, ça fait parfois peur d'écrire le pire... et de le voir si vite advenir!

    Empreinte digitale, sorti le 13 janvier aux éditions Thierry Magnier, la fiction...

     

    Entre deux immeubles, Maeva distingua une forme sombre qui se détachait sur un fond de ciel brumeux : un drone. L’engin effectuait des cercles à la verticale du Gi’orwell. Il était identique à celui qu’elle avait aperçu à cet endroit le soir de la manifestation transhumaniste, et tout aussi discret. Si la rue n’avait pas été aussi calme, elle n’aurait rien remarqué. Elle se demanda si l’appareil avait détecté sa présence. Dans le doute, elle pressa le pas vers le bout de la rue tout en se retournant plusieurs fois pour voir si le drone ne la suivait pas. Imaginer que quelqu’un pouvait l’observer, tout en buvant tranquillement une tasse de café, à des dizaines ou des centaines de kilomètres peut-être de là, était une idée qui lui faisait froid dans le dos.

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    La réalité:

     

     

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    Maintien de l'ordre, police judiciaire, sécurité routière... la gendarmerie nationale va mettre en service dès le mois 2016 prochain une flotte de microdrones susceptibles de remplir un large éventail de missions (sic!)

  • Ateliers d’écriture : le retour !

    Depuis cet automne, j’ai renoué avec une pratique que j’avais délaissée depuis très longtemps, à la seule exception, notable il est vrai, du travail mené avec le collège Lou Garlaban à Aubagne[1] : animer des ateliers d’écriture. Pourquoi y revenir ? Une nécessité. Celle de prolonger de trop courtes rencontres d’auteur, où l’on sent bien, quand elles sont réussies, que quelque chose s’amorce sans jamais savoir sur quoi ça débouchera. Frustration, et parfois le sentiment que cela restera « lettre morte ». Partager l’acte d’écrire aussi est une nécessité, aujourd’hui plus que jamais. Parce que la pensée quand elle se fait écriture s’affine, se complexifie, elle permet tout autant d’appréhender le monde dans sa diversité que de se saisir de son soi en profondeur. On mesure alors la relativité qui existe entre ces deux termes, aux deux sens pleins de ce mot. On découvre, et à chaque expérience cela vous percute, combien tout comme l'autre, les autres, on peut être prisonnier dans sa propre langue ; la pensée ligotée à son étroit lexique personnel. A travers l'échange et le partage, plus encore qu’un acte libérateur, écrire devient alors un élan émancipateur.

     

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    atelier écriture Bengalore (Inde)

    Courant novembre et décembre, j’ai été amené à conduire un atelier d’écriture pour une structure de formation, Espace Formation, sur la ville d’Istres dans le cadre du dispositif ACTIS. Ce dispositif d'actions d'insertion sociale est destiné aux bénéficiaires du RSA. L'objectif est de construire un projet individuel à partir d'une dynamique collective, celle du groupe qui se réunit plusieurs fois par semaine pour participer à des ateliers d’apprentissage, de création et surtout de socialisation. Un des objectifs majeurs étant de permettre à chacun de lutter contre l'isolement en développant des liens sociaux.

     

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    atelier écriture et illustration avec Françoise Fédération des Foyers Ruraux de Lozère

     

    Durant sept séances d'atelier, les mots du quotidien, ceux qui portent les souvenirs, ou encore ceux qui donnent à rêver, ont fait surface dans l'échange et la confiance. Des mots qui ont le goût du pain de tous les jours: simples, modestes, souvent tendres, parfois amers, mais toujours vrais. Une expérience qui m’a laissé un double sentiment : avoir été utile tout en sortant de là humainement enrichi.

     

     

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    Atelier écriture ACTIS Istres

     

    [1] Une opération Ville Lecture avec deux classes de 6e menée depuis une bonne quinzaine d’années, tout d’abord avec le conteur Jean David et ensuite avec mon épouse, Françoise Malaval, illustratrice. Cette opération avait été initiée par Liliane Rebillard. Aux dernières municipales, la ville d’Aubagne a changé de bord, la mairie est passée à droite, et, du coup, les ateliers, eux, à la trappe !

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    atelier écriture Ville Lecture Aubagne collège Lou Garlaban

  • Empreinte digitale, c'est livré...

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    Pas loin du quarantième bouquin, je crois, et toujours la même gourmandise impatiente en ouvrant le carton des exemplaires d'auteur. Il faudra attendre la mi-janvier pour le trouver en librairie.

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  • Insane

    Les unes après les autres, je les vois disparaître

    Sans rien pouvoir changer

    Brique, ciment, verre ou acier, rien ne résiste

    Elles s’évanouissent

    Mes librairies

    Leurs lumières s’éteignent

    En mer, les phares aussi cesseront un jour de briller

    Obscurité

    Dans ma ville, les Vents du Sud ont cessé de souffler

    Nouvelle enseigne au-dessus de la vitrine

    Une boutique de fringues appelée

    Insane

    Insane, je le répète

    Il y a peu,

    C’était au tour d’Harmunia Mundi

    On n’y entendra plus le Chant du Monde

    Plus aucun visage, pas une voix

    Dans un ailleurs sans nom

    Bras articulés, chuintement pneumatiques 

    Ballets robotisés, chariots, roulement à billes

    Drones livreurs

    Et se demander

    Combien sommes-nous encore à être vivants ?

     

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    Lectures à St Gilly en Haute-Savoie

     

  • Pas encore sorti... mais déjà une bonne critique!

    Sur Lecteurs.com (ici)

    Tout commence à Paris, par un coup de fil reçu sur le téléphone portable de Ramzi, dans le bar de quartier qu'il aime à fréquenter : le George O'.
    Tout se termine dans les ruines de la capitale, où le George O' n'est plus qu'un lointain souvenir dans l'esprit de « Loup gris ».
    Quatre époques. Quatre récits qui voient la chute du monde qui a transformé Ramzi en « Loup gris », un paria, un rebelle. Un monde, notre monde, chaque jour plus connecté qui se laisse déborder par les cyber outils qu'il génère pour se protéger de ses propres démons.
    Drones, cyborgs, mémoire virtuelle globale. On aimerait pouvoir se rassurer en classant ce recueil de nouvelles dans la catégorie « Science-fiction ».
    Mais cet ouvrage, aussi passionnant qu'inquiétant, n'est-il pas placé sous l'égide du visionnaire George O'. RWELL ?
    On vous aura prévenus !

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  • Lien social

    Très heureux de voir deux de mes titres chroniqués dans un excellent magazine: Lien Social.

     

    le 10 décembre 2015 | Patrice Favaro

    Une frontière

    Comment parler de l’absurdité de la guerre à des adolescents ? Patrice Favaro réussit fort bien à le faire, en nous plongeant dans cette amitié qui relie deux garçons de 13 ans, Sâr et Nôr, que tout rapproche, sauf la religion de leur famille : l’une rend hommage au Soleil et l’autre à la Lune. La partition de leur pays a vu se regrouper les populations au sein de deux nations rivales dont la quête de distinction est proportionnelle à leur profonde similitude : le Souryastan et le Chandrastan. La famille de Nôr a refusé de rejoindre sa communauté d’origine vivant dorénavant de l’autre côté de la frontière, préférant cohabiter en parfaite harmonie avec ses voisins adeptes du Soleil. Quand une tension surgit entre les deux pays, apparaissent toutes les affres du nationalisme et du patriotisme. Les deux enfants, d’abord conquis par cette effervescence qui les sort de leur routine, vont bientôt prendre conscience de l’absurdité de la mystification à laquelle on voudrait les associer. Pour être totalement fictive, la description de ce conflit national n’en renvoie pas moins à des scénarios régulièrement recommencés par une espèce humaine qui ne cesse de s’entretuer pour des futilités insignifiantes, préférant la corruption et l’arbitraire au progrès social, ainsi que la dictature du parti dominant et le culte de la personnalité du dirigeant bien aimé à l’amélioration du niveau de vie de la population.

    http://www.lien-social.com/Une-frontiere

    le 10 décembre 2015 | Patrice Favaro

    Du sable entre tes doigts

     

    Jordan vivait heureux avec ses parents. Un agent véreux a convaincu son père de contracter un crédit immobilier. Les taux d’intérêts ont explosé, obligeant sa famille à vendre sa maison. Ses parents se sont séparés. Il vit aujourd’hui avec sa mère dans une voiture. Ils sont devenus des « vehicular-homeless », ces sans logis véhiculés qui errent de parking en parking. Seul moyen, pour se doucher : s’inscrire dans un club de sport ouvert 24 heures sur 24. Errant de ville en ville, à la recherche d’un travail pour sa mère, Jordan replonge de temps en temps dans son monde d’enfant, au gré des rencontres avec d’autres jeunes.
    Patrice Favaro dépeint la crise des subprimes de façon terrible, sans qu’il n’y ait pourtant rien de morbide ou de déprimant dans ce livre. Juste le quotidien de dizaines de milliers de familles américaines confrontées à la cruauté d’un système social qui n’hésite pas à les broyer sans aucun état d’âme. Mais l’itinéraire de Jordan ne se termine pas dans le désespoir, puisque celui-ci apprend comment ne pas laisser filer le sable que l’on tient entre ses doigts, comme un avenir qui vous échappe : « Il suffit de serrer le poing. »

    http://www.lien-social.com/Du-sable-entre-tes-doigts

     

  • écrits en passant 1

    Terres violentées

    Rêves abandonnés

    Voici venu le monde nouveau

    Nos âmes départies

    Que sommes-nous devenus ?

    Homo ex machina…

    Désormais

    L’homme descend de la machine.

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    C. Photo P. Favaro Bangkok 2010

  • Sélections Prix 2016

    Quelques sélections et présélections qui viennent de tomber pour des prix en 2016.
    Une frontière: Sélection Prix Librairie Garin à Chambéry. Sélection Prix AdoLire en Isère.
    Les Oreilles de Sigismond: Sélection Prix du Séronais en Ariège. Sélection Prix Livre Élu en Livradois-Forez

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  • Flash-back Narbonne

    Flash-back. Très bon compte rendu d'une très belle rencontre à Narbonne.

     

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    A l’occasion du salon du livre et de la jeunesse de Narbonne, la classe de CM2 de Mme Collet Institution Sévigné à eu le grand plaisir de rencontrer l’auteur du livre qu’ils ont lu et choisi en septembre : Patrice Favaro pour son ouvrage « Ombres et petites lumières »

    Résumé :

    « Nous sommes au Kerala, au sud-ouest de l’Inde. C’est là que vit DIPIKA, une petite fille de 12 ans. Depuis que le père a fait fortune dans le commerce des chips de bananes, la famille connaît une existence aisée. Un soir, une représentation du théâtre d’ombres a lieu dans un temple voisin. Le public de ces spectacles traditionnels se fait de plus en plus rare, mais DIPIKA est fascinée, au point de se faire remarquer par le montreur d ombres. Surpris et épaté, il décide de lui révéler les secrets de son art, bien qu’il soit interdit aux filles de le pratiquer. Chaque soir aprés l’école, DIPIKA file en cachette dans la bicoque de M.KAMPAN pour s’initier à la confection et à la manipulation des marionnettes.Mais l’absence de public n’est pas la seule menace à cet art : ils vont être chassés de leur quartier miséreux car des spéculateurs immobiliers veulent y construire de luxueux hôtels.

     

    Pour lire la suite, c'est ici

  • Pensée pesée

    Je regarde le monde, et cette classe politique, qui conjugue chaque jour un peu plus compromission et lâcheté, mépris et trahisonincompétence et corruption,  et je pense aux mots écrits par Camus durant l'été 1944 dans le journal Combat:

    "Nous sommes décidés à remplacer la politique par la morale, c'est ce que nous appelons une révolution".