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Mes bouquins: parutions, sélections, revue de pres - Page 16

  • Un classique?

    Dans un quiz sur l'Italie lancé pour une manifestation littéraire... je trouve ceci dans le questionnaire:

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    Mon nom parmi ceux de Erri de Luca, Umberto Eco ou Moebius et sur la même ligne qu'un géant: Carlo Collodi lui-même! Il doit y avoir erreur... ou alors ce quizz est dû à un de mes fans assidus, si jamais j'en ai un seul... Ou bien Le secret du maître luthier est devenu un classique dans mon dos et je ne m'en suis même pas aperçu !

  • Les enfants de Xénomane... en invitent d'autres

    Tous ceux qui se sont intéressés à mon essai "La littérature de voyage pour la Jeunesse ou les enfants de Xénomane" pourront consulter avec intérêt le mémoire de Master 1, Littérature jeunesse, Université du Maine, de Sandrine Mésrazos 

    QUAND L’ADO VA VOIR AILLEURS…

    Le pdf est à télécharger ici

    Je suis heureux que mon travail ait pu susciter cette étude de maîtrise et l'insipirer pour l'essentiel si j'en crois ce qu'écrit Sandrine Mésrazos

    Les ouvrages de références nous ont fait défaut. Ils sont trop peu à aborder, exclusivement, le motif voyageur dans les écrits pour la jeunesse. L’essentiel de nos constats furent donc aiguillés par l’ouvrage de Patrice Favaro, La littérature de voyage pour la jeunesse : les enfants de Xénomane2.



    J'y ai trouvé pour ma part beaucoup d'intérêt et notamment une critique que je fais mienne sur la littérature de voyage destinée à la jeunesse mais que l'on peut étendre plus généralement à une grande partie du corpus romanesque destiné aux lecteurs adolescents. Il s'agit de caractéristiques souvent fortement prégnantes qui font que pour moi ces ouvrages relèvent le plus souvent d'une "littérature appliquée" (dans le sens que l'on donne aux arts appliqués) plutôt que d'une complète, réelle et libre création littéraire. N'en déplaise à ceux qui voudraient nous faire prendre toute vessie pour une lumineuse lanterne et tout livre jeunesse pour autre chose qu'un simple produit le plus souvent formaté à l'attente du public. Des auteurs, des romans échappent à cette startégie commerciale, certes, mais ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le croire. Et moins présents aujourd'hui sur les rayonnages des libraires et des bibliothèques qu'ils ne le furent hier.

    Certes les auteurs s’évertuent à nous emmener Ailleurs, à travers l’imaginaire du déplacement, de l’exotisme et de l’Altérité, mais ce déplacement ne reste «qu’une transition sur laquelle [ils] ne s’attardent pas, un bref effet de rideau de scène pour permettre, comme au théâtre, un changement de décor1. » Car nous l’avons constaté ce sont avant tout des romans destinés aux adolescents, c’est-à-dire qui appliquent des stratégies conventionnelles avérées, dans l’objectif de séduire leur public. Ils jouent la proximité narrative avec le jeune lecteur. Le «bavardage confidentiel » du narrateur est destiné à engager son affectivité. Enfin, la simplicité des personnages, des représentations et l’amusement sont fortement employés. Ce qui importe et va faire la spécificité de ces oeuvres, c’est que le voyage oblige à quitter son environnement familier. Ainsi, nous sommes en présence de héros-voyageurs qui s’éloignent du confort et de l’assurance du cocon familial, pour aller à l’aventure, découvrir le Monde. Le voyage amène vers un Ailleurs, vers l’inconnu. C’est une dimension plus symbolique que géographique, qui est exploitée par les auteurs de ces romans.


    notes 1 et 2 FAVARO Patrice, La littérature de voyage pour la jeunesse : les enfants de Xénomane, Thierry Magnier.

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    On peut lire ici un extrait de mon essai sur le site du SNUipp-FSU

  • A table!

    Je lis sur le Huffington Post:

     

    DROIT DES ANIMAUX - Essayez d'aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l'oeil, on s'interroge...Encore un lecteur de 30 millions d'amis? Un fan d'Allain Bougrain-Dubourg? Pire... un végétalien? Si vous vouliez tuer l'ambiance, c'est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c'est motus et bouche cousue, sujet tabou.

    Lire l'article en entier ici:Droit des animaux : pourquoi ça coince en France


    Tout à fait exact: se contenter d'être tranquillement végétarien à table (ou comme je me définis moi-même: végéterrien), c'est comme émettre un bruit inconvenant au même endroit. Deux réactions. Les gênés: "Oh moi, vous savez, j'en mange très peu, vraiment rarement".  Et puis, les agressifs, ceux qui font claquer haut et fort la bannière du viandard sans complexe et entendent amuser la galerie en  infligeant une leçon de réalité au doux rêveur que vous êtes: "Et ta ceinture, hein, elle est en quoi? Et tes chaussures, hein? Et les moustiques, hein? T'en écrases jamais?" Je n'exagère rien, le pire étant: "Et les animaux, hein? Ils se mangent pas entre eux?" Vous doutez de ce que je rapporte ici? Je vous donne en exemple l'extrait d'une critique concernant mon roman La vérité crue dont le héros est "scandaleusement" végétarien aux yeux de l'auteur d'un blog qui se veut spécialiste en livres jeunesse.


    "On aurait envie qu’un personnage non-végétarien pousse un peu le garçon dans ses retranchements/.../ et  lui fasse remarquer que ses amis les loups, les porcs et de nombreux poissons sont omnivores."

    Visiblement, ce monsieur connaît assez mal le régime alimentaire des loups, mais bref, passons! Il n'y a pas qu'à table que sévissent les ayatollahs de la nourriture carnée pour tous. Il est un autre lieu où règne le tabou le plus absolu sur ce genre de sujet: l'école. L'article cité plus haut poursuit:


    "Pour beaucoup d'enseignants, il y a encore des tabous. On veut bien parler de philosophie animale (sa nature, sa manière d'être au monde, sa différence avec l'humain), c'est-à-dire en rester au plan descriptif, mais il est beaucoup plus difficile de parler d'éthique animale (statut moral des animaux), c'est-à-dire d'avancer sur le plan normatif et de remettre en cause des habitudes bien ancrées, comme l'exploitation des animaux pour se nourrir, nous tenir compagnie, se divertir ou faire de la recherche."


    J'en ai fait l'amère expérience avec mon dernier roman jeunesse La vérité crue, disais-je. La critique (sanglante) évoquée ci-dessus émane d'ailleurs d'un enseignant blogueur à ces heures qui en me lisant à visiblement "vu rouge". Rouge sang, ça va de soi. Qu'on en juge avec ces échantillons de la prose du dit enseignant (dont je tairai l'identité par charité).

    Un road movie baba-cool qui vous mènera dans les alpages et dans un univers écolo-végétarien quelque peu militant.


    L’auteur a fait de son personnage enfant puis ado un militant fanatique du végétarisme.


    Ses poses de martyr brigittebardesque agacent vite, et desservent sa cause.


    À réserver donc aux inconditionnels de Brigitte Bardot.

     

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    Ceux qui m'ont réllement lu apprécieront l'exercice de mauvaise foi contenu dans ces traits, ceux qui connaissent mon engagement contre le FN que soutient BB aussi. Mais laissons cela. Habituellement, enseignants et documentalistes recommandent assez chaleureusement mes bouquins. Mon avant-dernier roman, "Mahout", paru chez le même éditeur, Thierry Magnier,  a été sélectionné, tout comme les précédents pour une trentaine de prix et de manifestations littéraires ce qui m'a permis de rencontrer plusieurs centaines de collégiens. Hors, la Vérité crue, depuis sa parution en octobre 2012, n'a provoqué aucune des ces habituelles invitations. Pas la queue d'une ! Pourquoi ? Un mauvais livre ? Ce n'est pas à moi d'en juger mais d'autres critiques de véritables professionnels de la littérature jeunesse (comme Croqu'livre, ici) tout comme pas mal de mes pairs comme l'illustratrice Sara ou l'auteur Marie-Florence Erhet, ou encore des jeunes lecteurs et lectrices (ici) me laissent entendre tout le contraire. Alors, quoi ? Sujet tabou ! Sujet qui met en jeu des thèmes identitaires.


    Dans sa préface à L'Éthique animale, le philosophe raconte d'ailleurs l'hostilité à laquelle il s'est heurté lors d'un voyage en France dans les années 1970:

    "Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore."

    "Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l'on donne à l'animalité" estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l'image de l'agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.

    Sujet également dangereux, parce qu'il risque de mettre en porte à faux l'enseignant vis-à-vis des si redoutés parents d'élèves.

    Une anecdote à ce sujet: je suis reçu dans un collège pour rencontrer des élèves de 5éme. A l'issue de la rencontre, un élève dévoreurs de livres (ça existe encore) me demande quel est le dernier de mes romans parus. Je lui tends La vérité crue... Le documentaliste bondit tout à coup en lançant à mon jeune interlocuteur  un tonitruant et définitif: "Ce n'est pas un roman pour ton âge!"

    Qu'est-ce qui a donc effrayé à ce point dans mes pages ce professeur, au demeurant extrêmement sympathique ? La peur de voir des parents ulcérés venir le trouver en lui disant: "Depuis que vous avez fait lire à mon fils un de vos bouquins débiles, il ne touche plus à un morceau de viande"? Sujet tabou, vous disais-je, et visiblement pour longtemps:

     

    Selon Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l'Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l'Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs. "Un record européen", estime le philosophe.

    Témoignage discret mais probant de leur influence, en avril 2011, un projet de réforme du statut des animaux validé par le Conseil économique social et environnemental a finalement été stoppé net, à la suite de violentes tensions entre les naturalistes et les représentants des chasseurs, des pêcheurs et des agriculteurs. "La pression des lobbies a été si forte qu'elle a rendu tout débat impossible sur ce sujet éthique," regrettait alors Allain Bougrain-Dubourg.

    Concluons avec un dernier extrait de cet excellent article paru sur H.P.

    Questions à Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de l'Université McGill (Canada)

    Avant de penser à donner des droits aux animaux, ne faut-il pas d'abord s'occuper de ceux des hommes?

    C’est un raisonnement fallacieux, connu sous le nom de "sophisme du pire". Il consiste à dire que X n’est pas un problème puisqu’il y a pire que X, et que l’on devrait donc concentrer toute son énergie sur ce pire que X. Non seulement ceux qui professent ce genre de conseil seraient bien en mal de l’appliquer eux-mêmes – consacrent-ils tout leur temps à la résolution de ce qu’il y a de pire sur terre ? – mais ils présupposent une contradiction qui dans les faits n’existe pas. S’occuper du bien-être des taureaux de corrida empêche-t-il de prendre soin des hommes ? En réalité, ce sont souvent ceux qui citent les enfants du tiers-monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux qui ne font strictement rien ni pour les uns ni pour les autres, alors qu’une grande partie de ceux qui se soucient du bien-être des animaux militent également contre la misère humaine, parce que l’humanitarisme intelligent passe la frontière des espèces.

    Quel est le principal obstacle à l'extension des droits animaux dans un pays comme la France?

    Les lobbies des "exceptions culturelles", comme la corrida et le foie gras, et de l'industrie agro-alimentaire en général. Mais aussi l'état d'esprit, le spécisme, pour les raisons philosophiques expliquées plus haut, qui mettra du temps à évoluer

    On pourra lire utilement les livres suivant sur le sujet pour se faire une opinion... éclairée.

     

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  • Place du marché

     

    En ce moment, j’ai le plaisir de travailler sur un texte, un court roman, destiné à une toute nouvelle collection dirigée par Eric Denniel aux éditions Le Muscadier.

    La collection s'intitule Place du marché et elle se présente ainsi :

    Utiliser son temps de cerveau disponible pour développer son sens critique : tel est l’objectif de «Place du marché», une collection de nouvelles et romans émancipateurs et jubilatoires destinée aux jeunes lecteurs curieux à partir du CM ou du collège.

    Les enfants et leurs parents y trouveront des clés pour analyser et comprendre les problèmes sociaux, économiques et éthiques de notre monde contemporain – en particulier des arguments pour résister à l’intégrisme financier, des histoires de luttes et de progrès humains, des grains de sable et des pavés, des saveurs et des parfums qui titillent les papilles, les narines et les neurones – bref, «un monde de partage et non un partage du monde».

    S’il est difficile, pour un enfant, de ne pas être et de ne pas consommer comme tout le monde, il est réconfortant de savoir que d’autres personnes pensent comme lui, autrement.

    Personnellement, c'est un programme qui me va tout à fait! Bien qu'il existe aujourd'hui des Magnier, des Rue du Monde, ou Actes Sud Junior, ou encore des éditions Syros- qui ne sont plus hélas que l'ombre de ce qu'elles furent - (tous éditeurs d'ailleurs chez qui j'ai eu la chance et le plaisir d'être publié et de continuer à l'être pour certains) force est de reconnaître que le paysage de la littérature jeunesse demeure toujours assez marqué par de grandes maisons qui historiquement ont souvent penché à droite, voire un peu plus qu'à droite pour un petit nombre d'entre elles, sans oublier que quelques-unes continuent encore de nos jours à être entre des mains très "catholiques". Dans ce périmètre-là, ce sont les bons sentiments qui donnent souvent le change en matière de réalité sociale et politique et font oublier que le registre compassionnel sans la solidarité ni l'action n'est en fait que de la poudre aux yeux. Aussi je me réjouis que le diversité des propositions éditoriales s'enrichisse d'un nouvel acteur en ce domaine. Un acteur dont l'intention est de publier des textes où le plaisir de lire ne se conjuguera pas uniquement qu'avec de bons sentiments.. qui ne remettent rien en question. On pourra en juger avec les trois premiers titres qui vont sortir en juin. En cliquant sur les couvertures ci-dessous, vous pourrez les découvrir et lire les premiers chapitres.

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    Pour ma part, mon travail devrait se concrétiser par une publication en octobre, et ça pourrait s'appeler "Du sable entre tes doigts" ou "Rien que du sable entre tes doigts". Le sujet? Le scandale des subprimes qui a jeté sur la route des milliers de familles américaines. Tiens, un sujet sur lequel je n'aurai sans doute pas beaucoup de concurrence dans le paysage évoqué plus haut...

    Alors, amis libraires, bibliothécaires, enseignants et lecteurs... début juin, soyez au rendez-vous que vous donnent ces trois livres-là pour commencer


  • Et s'il ne fallait en lire qu'un!

    En tout cas c'est ce que dit la jeune bibliothécaire jeunesse du site Lectures en vrac dans son bilan de lecture mensuel. Je partage ci-dessous et je lui dis merci, merci !

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  • La vérité crue... est toujours saignante

    Entrée du personnel documentaire à voir de Manuela Frésil. Ce qu'en dit Olivier Séguret (extrait)

    Au fil du film, on comprend aussi que ces métiers de l’abattage rendent littéralement malades leurs employés et que, très fréquemment, ils souffrent de maux situés «là où on coupe les bêtes», preuve supplémentaire, s’il en fallait, du dérèglement contre-nature au prix duquel une telle industrie peut exister. «La nuit, je rêvais de la chaîne, rapporte un témoin, mais c’est plus les cochons qu’étaient pendus, c’était les êtres humains. C’est la viande qui fait ça.»

     

    De la viande 100% pure peur (article en entier sur Libé ci-contre)

    C'est quelque chose de voisin que je décris dans mon roman La vérité crue (éditions Thierry Magnier, 2012):

    extrait:

     

    — Ouais, c’est ça, pour rouler ma bosse à travers le pays. J’fais des petits boulots, ceux dont personne ne veut. Les plus moches. Comme pour l’élevage de visons. Avec la vie que j’ai eue, j’ai appris à encaisser, mon seuil à moi, il faut aller loin pour le trouver, très loin. Pendant quelques semaines, j’ai travaillé dans un abattoir. C’est vrai ce que t’as dit tout à l’heure : si les gens savaient ce qui s’y passe… des bêtes mal assommées, encore conscientes, suspendues à des crochets et qu’on… Mais celui-là d’abattoir, c’était pas le pire, les choses se faisaient aussi bien que possible. Chaque homme, parce qu’il y a que des hommes qui travaillent là-dedans, connaissait son boulot et il le maîtrisait. On tue, on ouvre, on vide, on tranche, et tout ça avec des gestes précis et sûrs. Moi, j’faisais un remplacement, j’étais au nettoyage des sols et du matériel, faut des jets puissants pour ça : des lances à incendie. Un abattoir ultramoderne, un truc performant. Voilà qu’à la fin d’une journée, il reste plus qu’une bête à tuer pour terminer le boulot. C’est le tour d’un petit cheval.

     

    Angélina a un haut-le-cœur.

     

    — Du cheval ?

     

    — Oui, pour fournir les boucheries qui font ce genre de viande. Le seuil, tu vois ce que j’te disais ? Pour toi c’est le cheval ; pour les autres le chien, le chat ; dans d’autre pays, le porc, la vache. Chacun le sien. Donc, on est à la fin de la journée et le type chargé de l’abattre s’aperçoit que le petit cheval pleure. J’te jure, j’mens pas. Ça se passait à Chambéry, on doit s’en souvenir encore là-bas. Le gars appelle tous ceux qui sont dans les parages, moi avec : c’est la première fois qu’une chose pareille arrive. Le petit cheval a compris ; toutes les bêtes comprennent : l’odeur du sang, la vue, l’ouïe, l’instinct. Mais le petit cheval ne renâcle pas comme font les autres, il songe même pas à fuir ou à hennir. Non, il pleure, simplement il pleure. Deux grands yeux mouillés. Le gars qui devait l’abattre, il a pas pu. Personne d’autre non plus. Pas ce jour-là en tout cas.

    C'est ce qui m'a valu l'infamie qualificative de "B.Bardot" de la part de quelques crétins prétendument spécialistes de livres jeunesse mais surtout ayatollahs du discours bien pensant carnivore. Or le passage de ce texte est entièrement basé sur les déclarations d'un ancien directeur de l'abattoir de Chambéry. Témoignage public puisque c'était à la radio, sur France Inter précisément il y a quelques années.

    Un belle critique sur Croq'Livre en cliquant sur la couverture ci-dessous.

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  • Tina, Simon, Rachid sur Serialblogueuses

    Sur le blog ado de la Médiathèque de Limoges, une équipe de bibliothécaires et de lectrices s'exprime sur le bouquin co-écrit avec Philippe Godard.

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    cliquer sur l'image pour lire l'article et mon commentaire

  • La fille du loup fait encore parler d'elle... quel succès!

    Cette fois c'est sur Lectures en vrac

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    Oh oui !! Trop trop bon ce roman enfant de la collection "Petite Poche", chez Thierry Magnier ! On l'aime cette collection, et régulièrement, on tombe sur des petites perles comme celle là ! Bref, un coup de coeur !
     
    La fille du loup va user de toute sa ruse pour essayer de rentrer chez les brebis, et les dévorer (ce n'est pas sans nous rappeler le conte de la chèvre et les chevreaux), mais ces dernières ne sont pas si idiotes que ça... ! Texte court, je ne vais pas en dévoiler plus, mais bon, vous avez saisi le sens :)
    Bonne lecture ! Dès 8 ans.