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Résidences, rencontres et ateliers - Page 4

  • Fin de résidence... mais affaire à suivre!

     Vendredi 5 avril se terminait notre résidence à L'Isle sur le Doubs. Françoise Malaval et moi-même y avons passé un peu moins de trois mois en deux temps. C'est déjà un petit bout de vie. Des moments privilégiés pour conclure notre séjour: le temps de l'échange, des regards croisés sur le travail accompli avec les uns et les autres, et les mots amis.

     

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    Dernière mise au point avec l'ami Yves Bourdais, de la Médiathèque départementale du Doubs et cheville ouvrière de notre résidence, sans qui rien n'aurait pu se faire... du début jusqu'à la fin. Un très grand merci, Yves, surtout pour tous nos échanges autour des voyages immobiles, de certaines îles, et de la poésie qu'il y a à les dire...

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    Dans l'assistance présente à la bibliothèque, beaucoup étaient à la fois public et acteurs.

     

    Odile Blanchard présente le livre accordéon géant réalisé avec sa classe de CP.

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    Où l'on passe du premier rang à la scène! Superbe lecture du récit d'aventure maritime écrit, illustré (et bientôt joué), par la classe de CM2 de l'école Bourlier.

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    Sous l'oeil attentif et bienveillant du maître et metteur en scène, Samuel Dufour.

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    Lecture et présentation du Carnet de bord du Splendide réalisé par la classe de 5ème du collège Paul Elie Dubois sous la direction de leur professeur de lettres, Sandrine Jacquel-Blanc.

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    Le temps enfin venu de saluer l'événement comme il se doit... Libations en honneur aux mots et aux images qui partent et nous portent en voyage. (Françoise au premier plan)

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    Evelyne Guizoni-Gainet, bibliothècaire à L'Isle sur le Doubs et Isabelle Moureaux, conservatrice de la Médiathèque départementale. Sourires et joyeuse ambiance...  parce qu'on sait qu'on se reverra bientôt. Rendez-vous est pris en septembre pour la parution du texte et des planches gravées par Françoise durant cette résidence chez un éditeur-artiste-artisan du Doubs. Promis, on en reparle le temps venu. Affaire, et belle affaire, à suivre!

  • Le principe de la relativité

    Nouvelle gravure de Françoise pour notre projet Voyage au-delà du par-delà, une revisitation du Voyage de Mandeville. Et en exclusivité super mondiale et intergalactique... pour quelques jours seulement sur ce blog, le texte qui va avec. Bon voyage!

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    Des cannibales. Quelle frontière invisible, quelle ligne de partage des eaux ai-je franchi lorsque je parvins en ces funestes territoires où les habitants mangent plus volontiers chair d’homme que nulle autre et où ils jurent que c’est la plus douce du monde ? Dans l’île qui a nom Dondia, s’il est dit qu’un malade doit mourir, alors quelque proche parent lui met un gros morceau de pain sur la bouche et l’y tient jusqu’à étouffer le souffrant. On découpe ensuite le corps du défunt en pièces et ses amis sont priés de venir le manger. S’ils trouvent que sa chair est encore grasse, il en est fait grande fête car tous prétendent qu’il est bon de l’avoir si tôt fait passer de vie à trépas sans qu’il ait eu à dépérir et à trop souffrir. Mais si sa chair est maigre, tous se lamentent car ils trouvent fort mauvais de l’avoir laissé languir longtemps sans raison et il leur en faudra faire pénitence. Dans le royaume qui s’appelle Byboth, il est une coutume respectée dans tout le pays : quand un père meurt, son fils lui montre de grands honneurs. Il se doit tout d’abord de faire venir amis, parents, prêtres et ménestriers, le tout en très grand nombre. Puis il ordonne qu’on conduise joyeusement le corps de son père sur une montagne. Quand on l’a porté là, un des prêtres tranche la tête du défunt et la donne au fils, tandis que les autres officiants découpent le corps en pièces et le donnent aux aigles et vautours qui, connaissant cette coutume, sont venus exprès de toutes parts. Ensuite, le fils revient avec ses parents et ses amis dans sa maison où la tête de son père est mise à cuire. Chacun en obtient un bout à manger et le fils se sert du crâne de son père en guise de hanap et il boit en mémoire de celui à qui cette tête appartenait. En ces pays, aimer un proche décédé est un mot qu’il faut entendre d’une manière singulière, on y aime ses défunts parents à pleines dents. Combien sans doute ces gens-là goûteraient-ils peu la façon d'aimer et d'honorer que nous montrons à l’endroit des nôtres en les laissant pourrir en terre.

     

    tous droits réservés P.Favaro et F.Malaval.

  • À bord du Splendide

     Suite de la résidence écriture/illustration à L’Isle sur le Doubs.

    La navigation littéraire (que j'anime ici en compagnie de Françoise Malaval) continue vers les îles lointaines avec la classe de 5éme de Sandrine J-B. L’écriture a pris la forme d’un carnet de bord dont les pages sont tenues alternativement par différents membres de l’équipage: du navigateur au simple cuisinier en passant par un botaniste, un zoologue… et même un ethnologue. La destination du Splendide ? Elle répond en écho au travail d’écriture et de gravure que Françoise et moi menons parallèlement et qui a pour titre Voyage au-delà du par-delà. Le Splendide fait donc pour sa part route vers une île, l’île de l’O de l’A !

    Ci-dessous, le travail d'illustration en cours, mise en place provisoire des divers éléments en papier découpé qui composent une image avant le montage et collage définitif.

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     le Splendide dans la tempête

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    L'indémodable figure du naufragé

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    Un perroquet à bord... naturellement!

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    Droit devant la proue du Splendide apparaît enfin l'île de l'O de l'A!

     

  • Sur l'océan des histoires

    La navigation hauturière sur la mer des histoires, chère à Salman Rushdie, continue à L'Isle sur le Doubs.

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    Après lectures de quelques-uns de mes bouquins, des élèves du collège ont embarqué avec Françoise et moi pour un voyage imaginaire à bord du Splendide, un fier navire qui fait route vers l'île de l'O de l'A.

     

    Du côté des élèves les plus jeunes, des CP, c'est le récit illustré de 19 nuits d'exploration solitaire dans la classe endormie qui va faire frissonner le lecteur ... Le tout sera mis en page dans un livre accordéon géant dont les pages accueillent dès à présent leurs fonds colorés.

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    Un premier essai de mise en page.

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    Ah oui, il sera aussi question de lapin. Pourquoi? Parce qu'il y en a un qui vit dans la classe et les enfants se demandent bien quelles navigations sont les siennes durant les longues nuits qu'il traverse en solitaire.

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  • L'Isle sur le Doubs qui voyage

    Hier, Françoise Malaval et moi-même avons animé une journée d'initiation au carnets de voyage à la bibliothèque de L'Isle sur le Doubs dans le cadre notre résidence éciture/illustration.

     

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    « Le voyage est une fabrique durable de souvenirs. Le carnet de voyage en est l’un des chantiers», comme l'a écrit le carnetiste Simon.

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    Le fil de l'histoire, le fil du voyage... ce qui nous relie les uns aux autres, de la même nature que celui qui assemble ces pages de papier ramené de Pondichéry pour nos stages pour des reliures à la japonaise... déjà tout un voyage.

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    De tous les livres à faire, le plus difficile, à mon avis, c'est la traduction. Or, voyager, c'est traduire ; c'est traduire à l'œil, à la pensée, à l'âme du lecteur, les lieux, les couleurs, les impressions, les sentiments que la nature ou les monuments humains donnent au voyageur. Lamartine, Visite au Parthénon, 1834

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    « Le (récit) livre de voyage est une histoire vraie qui doit se vivre comme une fiction puisqu’il présente l’inconnu.» Michel Chaillou, Pour une littérature voyageuse

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    Et vient enfin le moment de se dévoiler... le carnet de voyage est un objet de partage.

    « L’écrivain  ne fabrique ni les mots ni les choses, il les marie, et lorsque le mariage est réussi, le lecteur qui [a aussi tout ou presque tout vécu] mais n’a pas fait ce travail de greffier, claque dans ses doigts et se dit : “c’est ça, c’est exactement ça !” » Nicolas Bouvier, L’Échappée belle, Métropolis, Genève 2000.


     


  • Ce matin à L'Isle-sur-le-Doubs

    ... il ne faisait pas doux.... parure blanche, neige saupoudrée et gel... cocktail glaçant.

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    Ce qui n'empêche pas les enfants de l'école qui nous reçoit avec Françoise d'avoir une "belle" énergie.

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    Bon, maintenant, passons aux choses sérieuses... envoyons le maître (celui des années Doisneau) au tableau!

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  • Résidence: on bosse!

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    Le travail sur le thème du voyage immobile avance, aussi bien au niveau de l'écriture que sur celui des gravures avec Françoise. Ci-dessus une de ses esquisses préparatoires.

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    Le travail avec les enfants de L'Isle-sur-le-Doubs lui reprend aujourd'hui même!

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  • Résidence en Valdonnez

    Pour la douzième édition de l'opération Passe-pierre, la Fédération des foyers ruraux de Lozère s'est associée avec les trois foyers ruraux du Valdonnez (Lanuéjols, Langlade-Brenoux et Saint-Étienne-du-Valdonnez).

    Dix-sept enfants du Valdonnez, de 8 à 14 ans, ont travaillé cette semaine, avec l'auteur de littérature jeunesse Patrice Favaro et l'illustratrice Françoise Malaval, à l'écriture d'un livre. Ils se sont imprégnés de l'histoire, de la géographie et des légendes locales pour créer de toutes pièces un texte et des illustrations qui seront publiés dans la collection 'On dirait que...' (création d'un ouvrage imaginaire sur le patrimoine local).

    Dans ce cadre, l'auteur qui a beaucoup voyagé a également proposé deux soirées rencontres avec le grand public, avec conférence et projection, afin de présenter son travail d'écrivain voyageur. Une soirée à Saint-Étienne-du-Valdonnez avec 'Dans les rues de l'Inde. L'autre s'est tenu à Lanuéjols autour de 'Voyages de rêve... ou voyages rêvés.

     

    Matinée de visite du patrimoine architectural, ici le mausolée romain de Lanuéjols, avec l'animatrice patrimoine Nelly Laffont.

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    La mise en route de l'atelier écriture et illustration.

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    Initiation à la mise en page d'un album

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    Travail d'illustration

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    Rendez-vous le 22 juin pour la sortie de la publication issue de cette passionnante semaine d'atelier.

     

    Un immense merci à Marie Huguet et Sylvie de la Fédération des Foyers ruraux de Lozère, Jean-Pierre et Josette, Monique, Mélanie et Camille et bien d'autres!

  • Revue de Presse

    Une parenthèse dans l'actualité politique.

    Début mars, je participais pour la seconde fois à l'édition 2012 du Prix Littéraire des Collégiens de Haute-Savoie.

    Les élèves du Collège René Lond d'Alby sur Chéran (Haute-Savoie) rencontrent Patrice Favaro

    Le 09/03/2012

    Mardi 6 mars, dans le cadre de leur participation au Prix Littéraire des Collégiens, les élèves de 4e1 ont rencontré Patrice Favaro, auteur du roman Mahout . Cet écrivain voyageur, "citoyen du monde", qui s'est rendu 18 fois en Inde, collecte dans ses "fabriques"  informations, extraits de musique et photographies de ses voyages et restitue ses expériences dans ses romans. Il nous a raconté sa première rencontre avec les éléphants à New Delhi :

    " C'était il y a 20 ans, dans la brume, il faisait encore nuit. Deux éléphants sont sortis du brouillard. J'avais l'impression de rêver, c'était merveilleux. Les 2 mahouts étaient habillés comme des mendiants, c'était curieux... Les éléphants portaient des panneaux publicitaires : ça m'a fait un choc, cette distance entre le rêve et la réalité"

    Patrice Favaro a abordé son travail d'écriture avec beaucoup de simplicité. Riche de ses voyages,  de rencontres multiples,  il a encouragé les élèves à se confronter avec la littérature qui vient d'ailleurs. Selon lui, le roman est un moyen de découvrir le monde, on en sort grandi. Une vision de la littérature partagée par Madame Bernard et la documentaliste, qui vous incitent à emprunter Mahout au CDI.

    Les élèves ont réalisé un entretien à cette occasion .

    L'interview de Patrice Favaro

    Avez-vous toujours été écrivain?

    - J'ai toujours eu envie d'écrire. D'abord, j'ai écrit des articles, puis des pièces de théâtre, et enfin des romans. J'ai commencé à écrire des romans quand j'ai commencé à voyager...

    Voyagez-vous beaucoup?

    - Je voyage beaucoup mais je vais souvent aux mêmes endroits. Je n'aime pas circuler mais j'aime être ailleurs. Rester dans la même ville, me balader, rencontrer des gens... J'ai du faire 18 voyages en Inde. Quand on revient quelque part, on comprend mieux les choses.

    Quand écrivez-vous?

    Sur place, je prends des notes. Je commence à écrire au calme, à la maison. J'habite en montagne, en altitude. J'écris le matin, mais mes histoires me viennent plutôt le soir. On rêve plutôt le soir...

    Comment avez-vous trouvé le nom des personnages, dans Mahout?

    Sid, c'est Siddhartha, un personnage qui ignorait la souffrance. Priya, c'est le nom d'une actrice indienne un peu sexy, qui joue toujours la séducrice, la vamp...


    Qu'est-ce qu'on fait des éléphants dangereux?

    Un éléphant coûte cher et rapporte en même temps beaucoup d'argent. Quand un éléphant est violent, on continue à le faire travailler pour le rentabiliser. Parfois, on le met dans un camp de réhabilitation pour le calmer...

    Comment avez-vous eu l'idée de créer un personnage muet?

    J'écris pour mon plaisir; le travail de recherche et de réécriture, j'aime bien. Un jour, Gilles Deleuze a dit, dans son Abécédaire, "quand on écrit, on devrait donner une voix à ceux qui n'en n'ont pas" A ceux qui ne peuvent s'exprimer, aux enfants, aux opprimés, aux animaux...

    Etes-vous toujours inspiré?

    Je peux laisser mon texte pendant plusieurs semaines pour le mettre à distance. Parfois, ça coince, il faut accepter...

    Vous mettez combien de temps à écrire?

    9 - 10 mois pour Mahout, mais la première fois que j'ai rencontré des éléphants, c'était il y a 20 ans! J'écris pour être lu; je n'ai jamais écrit de journal intime.

    C'est dur de trouver un éditeur?

    Trouver un éditeur peut être difficile, mais pas pour moi. J'ai envoyé mon premier roman à 3 éditeurs différents, j'ai eu un coup de téléphone quelques jours plus tard. Puis, un deuxième. J'ai eu cette chance là.
     
    Je tiens ici à remercier et leurs professeurs pour leur formidable accueil, la déco du CDI était vraiment exceptionnelle et je suis raprti avec un élephany cadeau!

    Réussissez-vous à vivre de l'écriture?

    En France, on touche peu d'argent sur les livres vendus, un an après la vente. Les droits d'auteur ne me permettent donc pas de vivre. Je vis de ce qui entoure le travail d'écrivain, des rencontres avec les élèves, des ateliers d'écriture. Et puis, de temps en temps, je fais un chantier. J'aime les choses manuelles.

    Vous savez, le roman reste un moyen de découvrir le monde extraordinaire! Si vous voulez découvrir l'Inde, vous pouvez lire des livres écrits par des auteurs indiens. Le roman est une porte qui s'ouvre, on en sort plus tolérant, enrichi, et on découvre quelles sont, dans la vie, les choses essentielles...
     
    Je tiens à remercier ici tous ces élèves et les professeurs concernés pour leur formidable accueil, la déco du CDI était vraiment fantastique et je suis reparti avec un superbe élephant cadeau réalisés par deux élèves et qui trône désormais dans mon bureau! Merci encore.
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    De son côté, l'excellent site Bouqu'en stock en date du 2 avril 2012 chronique lui aussi ce même roman Mahout.

    Ce livre nous transporte au cœur de l’Inde. Pauvre et muet, le jeune Sid est vendu comme cornac à Ashraf, le patron cupide et tyrannique d’un lieu sordide où il exploite des éléphants. L’adolescent doit  s’occuper notamment d’un grand éléphant mâle nommé Trishur. Lorsque celui-ci brise violemment ses chaînes sur le tournage d’un spot publicitaire, le jeune mahout est contraint de s’enfuir pour échapper à la colère de son patron. Commence alors pour lui une nouvelle vie dans un camp de protection et de sauvegarde des éléphants. Ce roman d’aventures dénonce les conditions de vie épouvantables des éléphants et de leur mahout. Le personnage de Sid est plein de bon sens, de sensibilité et d’humanité. Ce roman nous fait découvrir l’Inde actuelle entre tradition et modernité. Patrice Favaro, grand connaisseur de ce pays, a réussi là une livre plein d’actions et d’émotions


  • Deux journées à Malaucène

    Françoise Malaval et moi-même venons d'animer deux belles journées d'atelier de carnet de voyage imaginaire avec les enfants de l'école primaire à l'invitation d'Isabelle Chaval, du Centre de Loisirs, des enseignantes et de Grain de Lire.

    L'occasion de constater une fois de plus que la magie de la création par le livre et les rêves de voyage se conjuguent à merveille pour les enfants.

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    On peut retrouver les photos de ce passage vers l'Ailleurs des voyages imaginés sur le blog de Grain de Lire ici