04/04/2009
Le blog AMMI
Chaque jour s'étoffe le blog que je tiens sur l'aventure éditioriale d'un nouvel album à paraître (que je signe avec Françoise Malaval). Pour le 20° épisode, on peut y lire une réponse à la question fondamentale: qu'est-ce qui pousse un auteur ou un illustrateur à publier pour la jeunesse? (pour accéder au site c'est ici)
Extraits:
Objectivement, j'aurais toutes les raisons du monde de ne pas le faire. Quand mes éditeurs m'octroient 10% de droits d'auteur sur mes livres destinés aux adultes... je n'en touche plus que la moitié dès lors que je publie pour la jeunesse. Une situation qui choqua tant l'auteur algérien Boualem Sensal qu'il me confia qu'on pouvait parler d'une certaine maltraitance éditoriale aux sujets des auteurs jeunesse.
Et puis il y a aussi ce genre de situation mille fois répétée :
-Vous êtes auteur ?
-Oui, mais j'écris surtout pour la jeunesse.
-Ah ?!....
Et l'interlocuteur qui croyait avoir affaire à un « vrai » écrivain, de tourner les talons au plus vite.
Alors, objectivement, on pourrait être tenté d'aller voir ailleurs. C'est un travail d'étude pour Ammi réalisé par Françoise qui apporte la meilleure réponse à cette grande question. Françoise fait souvent des photos pour étudier des mouvements, des positions, des attitudes, des mises en situation. Elle se sert d'elle-même comme modèle. Pour une page de l'album Ammi, voilà donc la petite Françoise qui tend la main à la grande.

Oui, c'est ça, la meilleure réponse que je peux donner : on écrit ou on illustre pour la jeunesse... parce que c'est tendre la main à l'enfant qu'on a été.
07:59 Publié dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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