19/07/2008

Des enseignants nous lisent

C'est toujours intéressant de voir comment les lecteurs réagissent, surtout quand ils sont enseignants. Reste à savoir si les oeuvres de littérature de jeunesse doivent nécessairement donner matière à une exploitation pédagogique. Vaste débat!

Lu sur le site du CRDP de Strasbourg 

 

Princesse Laque

Logique de mise en page :
C'est un conte qui met en scène la tyrannie d'un roi. Il est édité en partenariat avec Amnesty International et raconte de façon symbolique l'oppression du peuple birman. Les dernières pages invitent le lecteur à découvrir les réalités qui se cachent derrière ce conte.
Tout au long du livre, les images sont marquées par la présence de points. Ceux-ci sont organisés de différentes façons : remplissage de tout l'espace extérieur et intérieur aux personnages, délimités par des lignes fermées. Les espaces correspondants aux parties nues du corps (tête – bras – torse – jambes) sont peints en aplat de couleur brune. Les décorationsdes poteries dérogent également à cette omniprésence du point. Les couleurs sont plutôt douces pour un sujet aussi sensible et grave. Seule la prison de "Princesse Laque" est une page sans couleur dans laquelle le noir domine. La tyrannie du roi se lit dans son regard et dans son attitude de colère devant les pots.

Technique :
• Aquarelle

Exploitation pédagogique :
• Rechercher ce qui caractérise les images du conte : l'omniprésence du point
• Découvrir les peintres pointillistes et impressionnistes – observer les techniques de
concentration et de dispersion des points de couleur pour passer d'un élément à un
autre – Observer que l'illustrateur dans les images du livre utilise la technique du cerne
pour faciliter la compréhension des espaces.
• Rechercher comment mettre en scène des émotions telles que la colère, la peur, la
ténacité…

D’autres références :
Les peintres pointillistes

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