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26/05/2008

Parano-tyrans?

Il  n'y a pas de fumée sans feu? Quand on connaît le délire paranoïaque de la junte birmane, on reste perplexe devant cette nouvelle donnée par des agences de presse à Bangkok:

"Un incendie a détruit une partie de l'ambassade de Birmanie à Bangkok. Le feu a été maîtrisé après une heure environ, et on ne faisait état d'aucune victime. Les causes de l'incendie font l'objet d'une enquête, mais des responsables de l'ambassade ont déclaré qu'il pourrait s'agir d'un court-circuit.

Le département où sont accordés les visas se trouvait dans la partie du bâtiment ravagée par l'incendie. Il a été fermé quelques heures lundi avant de rouvrir dans l'après-midi. Ces trois dernières semaines, de nombreux membres d'organisations humanitaires se sont rendus sur place pour essayer d'obtenir (en vain pour la plupart d'entre eux) un visa pour ln Birmanie afin aider les victimes du cyclone Nargis. La récente visite en Birmanie du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, n'a apparemment pas suffit à lever toutes restrictions pour entrer sur le territoire."

 

Ce dernier point confirmé par l'AFP à Rangoon: "Les Nations unies et des ONG occidentales s'accrochaient lundi à une mince promesse faite par la junte birmane de laisser entrer et travailler tous les humanitaires étrangers, plus de trois semaines après le cyclone dévastateur Nargis."

17/05/2008

La junte birmane : crime contre l'humanité

on peut lire à ce sujet des réactions sur le blog Birmanie Actualité ici

pour aller pêcher d'autres infos: http://burmadictatorwatch-eng.blogspot.com/

 ou encore  http://www.birmanie.net/

 et http://www.info-birmanie.org/

 

11/05/2008

Birmanie : "TRAGÉDIE À UNE ÉCHELLE INIMAGINABLE"

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Selon Reuters

Selon une nouvelle estimation du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre 1,2 et 1,9 million de personnes tentent de survivre au dénuement semé par Nargis lors de son passage il y a huit jours.

"Compte tenu de la gravité de la situation, y compris du manque de vivres et d'eau, certains de nos partenaires ont fait état d'inquiétudes relatives à la sécurité et de comportements violents dans les régions les plus durement touchées", alerte l'agence humanitaire de l'Onu, dans un rapport.

Elle précise par ailleurs que "le nombre de morts pourrait être compris entre 63.290 et 101.682 et que 220.000 personnes sont portées disparues".

L'OCHA s'inquiète également des conséquences sur l'environnement du passage de Nargis qui pourraient représenter une menace "pour la vie et la santé.

 

 

09/05/2008

Martyre birman

Avant même le passage du typhon Nargis, la Birmanie était en proie à "une urgence humanitaire silencieuse" qui menaçait de "dégénérer en une crise majeure", causée par les décisions "désastreuses" d'un régime "sans pitié", incompétent et obsédé par sa survie, selon un document confidentiel de l'ONU dont Le Monde a obtenu une copie.

l'article du Monde ici 

un article du Fig sur le psychopathe en chef qui piètine le pays sous ses bottes:

 

Than Shwe, sinistre généralissime birman

 

Les despotes n'en continuent pas moins à tisser leur toile malgré le drame: article de L'Huma:

Malgré la situation catastrophique, la junte a maintenu samedi le référendum sur une nouvelle Constitution qui, selon l’opposition, pérennisera surtout la main-mise des militaires sur le pouvoir. Le vote ne sera reporté, au 24 mai, que dans 47 municipalités particulièrement affectées.

Le parti de l’opposante birmane lauréate du Prix Nobel de la Paix toujours assignée à résidence Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, a jugé "totalement inacceptable" la tenue du scrutin, dénonçant un manque de "respect pour les difficultés auxquelles la population est confrontée avec la catastrophe" et affirmant "ne pas avoir vu d’aide efficace aux victimes".

 lire la suite ici

 

 

 

 

 

 

 

04/05/2008

Birmanie

J'ai annoncé sur ce blog précédemment un chiffre totalement érroné pour le cataclysme qui vient de toucher la Birmanie. Les dernières estimations sont des plus épouvantables selon Le Monde:

"Alors que l'aide internationale peine toujours à arriver, un diplomate américain a indiqué, mercredi, que le bilan du cyclone Nargis pourrait atteindre 100 000 morts."

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 Pour l'instant le bilan humain s'élève officiellement à 22 980 morts et 42 119 disparus, il pourrait s'aggraver lourdement dans les prochains jours, selon plusieurs sources.

"Nous estimons qu'un million de personnes et plus ont besoin d'un abri et d'une aide de survie", a déclaré Richard Horsey, porte-parole à Bangkok du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA). "De larges bandes de terre de la région inférieure du delta de l'Irrawaddy sont entièrement sous les eaux. Nous parlons de 5.000 km²."

 Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhortées les autorités birmanes "à répondre à la vague de soutien et de solidarité internationale en facilitant l'arrivée des travailleurs humanitaires et l'entrée des denrées et matériels de secours de toutes les manières possibles". Mais tout laisse redouter que les généraux paranoïaques et xénophobes qui écrasent ce pays fassent la sourde oreille

 on peut lire cet article du Monde pour s'en faire une idée.

Une situation aggravée par le délire de persécution du régime birman

 

La responsabilité de la junte est totale : Le service de la météorologie indienne a affirmé hier avoir averti la Birmanie de l’arrivée du cyclone Nargis. «Quarante-huit heures avant que Nargis ne frappe, nous avons fourni aux agences birmanes le point d’impact [du cyclone], sa gravité et toutes les questions qui y sont liées», a ainsi déclaré le porte-parole de la météorologie indienne, un organisme public mandaté par l’organisation météorologique mondiale (OMM). "Il y avait suffisamment de temps pour prendre des mesures de précaution telles que l’évacuation». Oui, mais les psychopathes galonnés birmans n'ont rien fait... il est vrai qu'eux étaient à l'abri, loin des côtes, dans leur nouvelle capitale-forteresse.

Les voix (suite)

Le Groupe Limoges d'AMNESTY INTERNATIONAL nous donne ces deux conseils de lecture:

Aujourd’hui deux livres nous permettent de mieux connaître cette combattante résolue, infatigable pour le retour de la démocratie en Birmanie. qu'est Aung San su Kyi. Le premier a pour titre Aung San su Kyi, demain la Birmanie. Les auteurs en sont Jean-Claude Buhrer et Claude B. Levenson. Il nous dresse le portrait d’une personnalité dont le destin extraordinaire brille sur l’Asie.

 

Le second est destiné à un jeune public. C’est la belle histoire de la Princesse laque derrière laquelle apparaît en filigrane Aung San suu Kyi. Les auteurs Françoise Malaval et Patrice Favaro l’ont dédié aux enfants de Birmanie. Ce livre des Editions Syros fait partie des ouvrages destinés à la jeunesse sélectionné par Amnesty International.

 

J'ajouterai que j'ai pu voir lors du travail de repérage fait sur place pour la réalisation de cet ouvrage, une épouvantable misère dont personne ne parle jamais et l'ignominie du régime dictatorial birman, mais aussi et surtout le pillage systématique du pays par le grand voisin chinois  et cela bien entendu avec l'appui du même gang mafieux de généraux qui règnent sur la Birmanie rebaptisée Myanmar.

Entre dirigeants voyous... le commerce va bon train. Corée du Nord... Myanmar... Chine... rien que des amis... pas vrai, mon cher Kouchner?

03/05/2008

Les voix qu'on ne peut étouffer

Un article publiéle dimanche 27 avril 2008 sur le site de la Fédération des Oeuvres Laïques qui permettra de mieux comprendre le pourquoi de quelques-unes des mes indignations.

 

Les chemins de la mémoire
album illustré Princesse Laque
Patrice Favaro et Françoise Malaval, éditins Syros-Amnesty International



Le conte est un medium narratif qui touche les enfants mais qui permet aussi de tendre à l’universel, tout en abordant des thèmes parfois délicats. Patrice Favaro et Françoise Malaval ont choisi cette approche pour parler de la dictature des généraux birmans, dont on entend peu parler mais qui n’ont eu de cesse que de dénier les droits les plus fondamentaux aux habitants de Myanmar. Derrière le personnage de Princesse Laque, c’est de la militante pacifiste Aung San Suu Kyi dont il est ici question, Prix Nobel de la paix, toujours emprisonnée, mais dont la voix ne peut être étouffée. Princesse Laque est une jeune fille qui elle aussi résiste, passivement, par le biais de son art (la décoration des objets en laque fabriqués par son père artisan) et s’oppose à la tyrannie de celui qui se fait modestement appeler "Plus-brillant-que-le-Soleil". Elle est réputée pour son talent et ce roi exige qu’elle consacre son art à lui seul ; elle accepte, sans pour autant céder : les objets qu’elle crée sont couverts de gravures décrivant les souffrances subies par son peuple aux mains du tyran. La colère de ce dernier, aveuglé par sa toute-puissance, sa paranoïa montante et une arrogance à toute épreuve, s’abat sur l’artisan et sa fille : le vieil homme est banni tandis que Princesse Laque est enfermée dans une tour aveugle, privée de la lumière du jour. Mais comme Aung San Suu Kyi , muse de cette histoire, Princesse Laque continue de s’exprimer, de raconter ce qu’elle a vu, encourageant d’autres artisans à prendre sa place et à dénoncer à leur tour les abus et le comportement criminel du roi, par le biais du travail sur la laque.

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