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28/01/2008

LE DROIT D’AUTEUR EST UN COMBAT

Le courrier que je reçois de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques est orné d’un coup de tampon qui le proclame.


C’est bien, oui, mais j’espère que ce n’est pas un combat déjà perdu…

Qu’on en juge. Je suis l’auteur d’un texte (entre autres) intitulé Princesse Laque, illustré par Françoise Malaval et publié aux éditions Syros. Or, au hasard de surfs sur le Web, je découvre régulièrement que certaines compagnies théâtrales (la compagnie Cielo pour ne citer que la dernière) utilisent ce texte pour en faire un spectacle sans même m’en demander l’autorisation. Bien entendu, il est pas plus question de me verser le moindre droit d'auteur pour mon travail.
Il semble que cela soit devenu l’usage dès qu’il s’agit d’une œuvre de l’esprit : on prend, on se sert, on en fait ce que l’on veut, et on estime n’avoir aucun compte à rendre à son auteur.

Pourtant, il y a des usages, des règles, des lois, mais surtout des droits moraux. Mais qui les respecte ? On pourra me rétorquer : "mais, que peut faire une petite troupe qui n’a pas de moyens?" Je ne suis pas particulièrement âpre au gain : il suffit d’écrire à la SACD (comme le font chaque année de nombreuses troupes amateurs et des ateliers de théâtre) pour obtenir mon autorisation d’adapter gratuitement l'un de mes textes si l’on n’en fait pas une exploitation commerciale.

Alors quoi ?

Il semblerait que le droit d’auteur soit devenu en ce temps d'ultra-libéralisme un frein à un prétendu « libre accès à la culture", derrière lequel se cache en vérité le souci de se débarrasser du droit d'auteur considéré comme un obstacle à l’économie de marché. Pour beaucoup, et ils sont de plus en plus nombreux, le droit d'auteur repésente un de ces privilèges anciens qu’il convient, sous le règne Sarkolini, de balayer d’un revers de manche rageur. Se manifeste ainsi la vieille haine des ignorants satisfaits envers toutes les formes de la pensée.

Dans sa version moderne cela donne : il n'y a plus d'oeuvres artistiques... il n'y a ques des produits! Donc, exit les auteurs et leurs droits.

Le droit d’auteur est un combat… on n’a pas fini de se battre !

25/01/2008

L'écrivain est un pêcheur... à la ligne!

Même quand elles concernent un de ses propres livres les nouvelles n'arrivent pas vite à l'auteur. Pas vite ou pas du tout d'ailleurs, comme c'est souvent le cas pour une adapatation non autorisée (j'y reviendrai dans une prochaine note) ou pour une traduction étrangère. Alors, c'est à l'auteur d'aller lui-même à la pêche de ce qui le concerne ou concerne ses livres. Heureusement qu'il y a Internet. On y rencontre parfois des pages Web qui vous donnent un peu d'air vivifiant, qui vous donneraient un bref instant le sentiment qu'on n'écrit pas pour rien ni pour personne, et que la machine des livres jetables, malgré sa surchauffe, vous laisse encore une petite place pour exister.

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C'était l'année dernière (autant dire que cela relève de l'Antiquité au rythme où les bouquins défilent sur les rayons des libraires)... Il y avait un Concours de lecture des Lycées du Morbihan édition 2006-2007. Chaque participant devait lire, entre octobre et avril, le plus de livres possibles dans la sélection. Cela a donné lieu à un exercice de critique littéraire concernant un de mes livres On ne meurt pas, on est tué. On peut lire ces critiques en cliquant ici.

 
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La prochaine fois... les  Goûts et les couleurs... informez donc les auteurs concernés puisque vous mettez en ligne des articles les concernant, ce serait plus élégant. Et surtout, pourquoi les priver du bonheur d'être le lecteur de leurs propres lecteurs!

 

22/01/2008

Pourquoi la guerre? en traduction espagnole

¿Por qué existe la guerra?
Explicación y funcionamiento de la guerra

Textos de Philippe Andrieu, cuento de Patrice Favaro, ilustraciones de Tchikioto, traducción y adaptación de Andrés Pulido, México, Libros del escarabajo, 2006, Sociedad, 48 pp.
ISBN 970-5775-25-3
17 x 25 cm

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¡La guerra! Una palabra que siempre está de moda, incluso en países como México, que si bien no participa en conflictos internacionales, tiene sus propios roces con el tema. Pero, ¿qué es esta palabra? ¿Quién decide empezar una guerra? ¿Quién fabrica las armas? ¿Puede impedirse que se declare una guerra? ¿Y qué pasa si uno se niega a ir a pelear? Este libro ayuda a niños y jóvenes a reflexionar sobre este fenómeno mediante textos breves, ejemplos, anécdotas, un cuento, direcciones, un glosario, un mapa y otras herramientas.

 

Pourquoi la guerre? en traduction italienne

“PERCHE’ LA GUERRA? - spiegazione e funzionamento della guerra”
Target: da 10 anni - 48 pagine a colori - formato 17x24 cm. - EUR 11,00 - Brossurato
Autori: Patrice Favaro, Philippe Andrieu, Tchikioto.
Progetto italiano a cura di Sara Bompani
Presentazione di Gino Strada

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18/01/2008

conseil de lecture

Sortie du Sarkophage n°4
le jeudi 19 janvier 2008...

Le sarkophage
Contre tous les sarkozysmes
Journal d’analyse politique


Sommaire du n°4 en vente 2 euros
dans les kiosques dès le 19 janvier

Parmi les articles

Paul Ariès : aimer les riches, punir les pauvres
Jean Gadrey : Grenelle de l’insertion : dangers en perspective
Philippe Godard : travailleurs contre assistés ?
Laure Pascarel : faut-il brûler le mérite et le travail ?
Laurent Danet : la famille des hurlusconi

voir le site: ICI

16/01/2008

piqûre de rappel: opération lisons moins bêtes

EN CLIQUANT ICI, on peut consulter une courte vidéo, document des plus instructifs... et décrouvrir ainsi la somme "monumentale" que les auteurs(es) et illustrateurs(trices) touchent sur chacun de leurs livres vendus... C'est scandaleux, dites-vous? Tout comme mes camarades qui ont rejoint le Syndicat pour une Convention collective de l'Ecrit et de l'Image... je le pense aussi!

08/01/2008

Pousser la porte... d'un livre

En ce début d'année, j'ai reçu ce petit message (ci-dessous ) d'une enseigante de Villaz (74) qui me confirme (s'il en était besoin) que le livre est la meilleure des portes qui s'ouvrent sur l'Autre et sur l'Ailleurs. Il suffit souvent d'une rencontre pour que les enfants (même le plus jeunes) empruntent ce passage avec enthousiasme, à condition, bien sûr, de ne pas les prendre pour des imbéciles comme c'est trop souvent le cas.

J'ai eu (avec Françoise Malaval l'illustratrice) bien des difficultés à faire publier notre album Princesse Laque: "le sujet ne concernera pas les enfants"... ou bien "la Birmanie, vous savez, qui s'en soucie..." Il y a certains éditeurs (Philippe  Picquier pour ne pas le nommer) qui feraient bien mieux avant de vouloir publier des livres pour enfants d'apprendre... à les connaître. 

 Merci donc à Agnès pour ces mots.

 "Petit retour sur les élèves, car ce n'est pas si souvent qu'on a le bonheur de sentir que l'expérience que l'on a menée a été efficace :
Les élèves qui ont travaillé sur le projet l'an passé gardent des images très fortes des émotions communiquées par vours sur l'Asie. En octobre, ils étaient très au fait des émeutes de Birmanie, et font régulièrement à leur enseignante de CM2 des rappels sur l'Inde et ce qu'ils ont appris dans vos livres et par votre intervention. Elle s'étonne de leurs connaissances sur le sujet.
J'ai pu leur montrer les Frères Moustache (dans un reportage d'Envoyé Spécial). Ils sont encore jeunes pour comprendre la portée de l'action courageuse de ces acteurs, mais nul doute qu'ils tisseront des "liens"
dans un futur proche.
La Birmanie fait partie de leur horizon, et c'est un grand pas par rapport à la majorité ici en France!"

 

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La couverture de l'album Princesse Laque qui vient d'être traduit en coréen.

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