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16/02/2007

Les enfants aiment les princesses qui ont du coeur

Sur le forum des Incorruptibles consacré à l'album Princesse Laque:

Ce texte nous apprend des choses sur la loi en Birmanie et le non respect des droits de l'homme, du droit d'expression, sur la différence entre les riches et l'esclavage des pauvres. Les illustrations sont différentes des autres livres : c'est original, on dirait de la mosaïque. Le noir fait penser à la laque mais aussi à la tristesse, au désespoir. Le bleu, c'est le ciel, la liberté et l'espoir. Nous avons trouvé que la princesse était très courageuse et qu'elle avait beaucoup de coeur.

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C'est signé par des Ce2-Cm1. Comme quoi... contrairement à ce que pensent certains marchands de livres (se disant éditeurs), faudrait pas les prendre pour des imbéciles ni mimaginer qu'ils ont comme les adultes le nez coincé dans leur nombril hexagonal.

Un grand merci les enfants, pour cette bouffée d'optimisme que vous offrez à Françoise Malaval et moi même! 

15/02/2007

dans la presse

Patrice Favaro : Pondichéry en Queyras

 Publié dans DAZIBAO, l'excellent magazine de l'Agence Régionale du Livre PACA, sous la plume de Claire Castan. 


Pour rencontrer Patrice Favaro, vous avez le choix : Saint-Véran dans les Hautes-Alpes (la plus haute commune d'Europe) ou Pondichéry, en Inde. Son travail d'écriture ne l'empêche pas d'être nomade, d'un port d'attache à l'autre. Nous avons choisi Saint-Véran par commodité.
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Né à Nice, d’origine italienne, journaliste, compositeur, luthier, auteur de théâtre, metteur en scène et comédien, Patrice Favaro publie son premier ouvrage en 1994 avec une méthode de théâtre pour enfants En scène, aux éditions Casterman. Depuis, l’écriture est son activité principale. Après douze romans et albums dits de “jeunesse”, il publie son premier roman dit “adulte” en 2000 : On ne meurt pas on est tué chez Denoël, suivi par Le Sang des mouches. Les thèmes qu’il développe proviennent de ses voyages, de ses rencontres et de cette humanité bienveillante qui l’ouvre aux autres : ici ou là. Ses livres parlent d’enfance difficile, d’oppression, de handicap, de guerre, d’amitié contrariée, d’amour...

pour lire la suite de l'article, c'est ici. 

10/02/2007

Flash-back

Le temps est un matériau élastique. La réédition d’un disque enregistré en 1975 auquel j’ai participé m’en a convaincu. Si loin, si proche encore.

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MONT-JOIA

CANT E MUSICA

DE PROVENCA (XIIe-XXe)

Jan-Mari CARLOTTI : Chant, Guitare, Saz, Luth

Patrice CONTE : Chant, Galoubet, Tambourin, Timbale provençale, Flûtes

François « Choà » DUPONT : Violon

Patrice FAVARO : Chant.Mandoline.Tambourin à cordes.Cintour.Trompette marine

Avec Françoise MALAVAL-FAVARO à la trompette marine dans « Ai vist le lop »Registrat en direct - 2 pistas - a la Chapelle du Sacré-Cœur, a s’Ais (Aix-en-Provence) Setembre de1975.

Presa dau son e mixage : Pierre Verany assistat de Jean-Louis Weimann.

Masterisacien partent dau master 2 pistas : Jean-Michel Bouillot. Studio NERVES. Salon de Provence 2006

Digipack. Libret 24 p. Oc. Français

 

Souvenirs… ce que disait la presse à l’époque. Article paru dans Libération en 1976 « Pierres de Provence » par Remy
Mont-Jòia : c'est en provençal un tas de pierres élevé par les bergers pour marquer un passage et honorer la montagne. C'est aussi le nom d'un groupe provençal dont l'album Cant e musica de Provenca XII-XXe siècle, vient de sortir au Chant du Monde. Pour faire revivre cette musique traditionnelle mais qui, ils le disent clairement, n'appartient pas au passé, les 4 musiciens du groupe utilisent beaucoup d'instruments qu'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen, tel que le luth, le saz ou le cintour. Et c'est sans doute ce qui fait l'originalité de cette musique à l'intérieur de la culture occitane : la Provence est un fantastique carrefour de civilisations, et quelques-unes des chansons de cet album font revivre des légendes provençales, comme la célèbre Tarasque. ..Danses, chants de troubadours que le groupe a collectés auprès des vieux ou dans des bouquins, mais surtout 2 chants très émouvants : la Filha dau ladre, où sur le rythme obsédant du tonton, tambourin béarnais à 6 cordes, s'égrène lentement l'histoire d'une fille lépreuse du 13e siècle, et un magnifique texte de Peiròl, troubadour et chevalier d'Auvergne : la voix lancinante de Jan Maria Carloti, qui s'accompagne au luth me pénètre de la lassitude d'un homme qui a plus frôlé la mort que l'amour. Avec en exergue de cet admirable disque, une autre citation de Peiròl : bon conselh vos don e gent, amatz e chantatz sovent. Compris ?
 

Autre article, dans Télérama du 20 septembre 1976, sous la signature de Jacques Marquis
Phénomène récent, l'abondance discographique en matière de chansons traditionnelles françaises n'est pas toujours bénie des muses et il arrive parfois qu'on s'ennuie ferme ; mais enfin c'est une profusion sympathique et enrichissante. Il va désormais falloir compter avec les occitans qui jusqu'à présent ne s'étaient guère manifestés dans ce domaine très particulier. D'emblée, le groupe Mont-Joïa prend place parmi les quatre ou cinq meilleurs groupes de l'Hexagone. Excellents spécialistes des instruments folk, ce qui n'est pas si rare, ils ont aussi, ce qui est beaucoup plus inhabituel, une cohérence vocable de très grande qualité qui donne à leur disque un air de sérénité grave et profonde. Et puis, si dans les chansons savoureuses on retrouve des versions plus ou moins lointaines des plus connues de la langue d'oïl, la plupart sont exclusivement provençales, sans variantes francophones. Quant à la beauté de la langue elle ajoute encore au talent de Mont-Joïa. (Ce mot désigne les tas de pierres élevés par les bergers pour marquer leur passage et honorer la montagne, dit la pochette.)
 

Et aujourd’hui, par Jacques Bonnadier. Décembre 2006
Musique toujours, plus précisément musique traditionnelle avec la réédition en CD du premier album vinyl du fameux groupe Mont-Joia (daté de 1975) : « Cant e musica de Provença (XIIe-XXe) ». C’est une belle joie pour un fan de la première heure que de recevoir un tel disque et de se replonger ainsi dans l’ambiance de la découverte de ce groupe – à l’époque un quatuor composé de Jan-Mari Carlotti (chant, guitare, guitare sarrazine, luth), Patrice Conte (chant, galoubet-tambourin, grelots, timbale provençale, flûtes), François Dupont (violon) et Patrice Favaro (chant, mandoline, tambourin à cordes, cintour, trompette marine), une formation qui allait secouer le monde de la musique des peuples d’oc et l’ouvrir largement aux sonorités plus généralement méditerranéennes. Ce disque qui a fait date – comme d’ailleurs ceux qui suivront, et dont l’association Mont-Joia nous annonce une réédition prochaine en CD – réunit dix chants ou danses populaires, comme Ai vist lo lop, lo rainard, la lebre, Rampleda e corsa de la tarasca ou Diga Janeta… dont l’interprétation, plus de trente ans après, n’a pas pris une ride, ni vocalement ni instrumentalement.

 C’est vrai, « l’interprétation, plus de trente ans après, n’a pas pris une ride, ni vocalement ni instrumentalement »… Pour notre part nous en avons pris quelques-unes, celle que laissent les grimaces et les sourires de la vie qui va. 
Merci à Jan-Mari, à Patrice, aux autres que je ne connais pas ; pour nous avoir ainsi « rafraîchi » la mémoire.

Pour commander, écouter ou visiter le site Mont-Joià

08/02/2007

deux mondes

L'Inde d'aujourd'hui est un pays à deux vitesses:

Bangalore, Electronic City...medium_P1020054.jpg

 à quelques kilomètres de là, dans la campagne du Tamil Nadu profond... 

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A quel pas l'Inde de demain choisira-t-elle d'aller? Et combien resteront sur le bord du chemin du boum économique? 

07/02/2007

le salut d'Ambedkar

Pour faire écho à la note précédente. Non, pas plus en France qu'en Inde, tous ceux qui font de la politique ne sont pas forcément des pourris, disons qu'il y a des circonstances historiques, sociale et économiques qui favorisent plus que d'autres les climats délétères. Ethiquement parlant l'Inde a connu, il est vrai ,des jours plus favorables. Aujourd'hui, c'est le règne des petits boutiquiers parlementaires. 14 d'entre eux ont été expulsés de l'Assemblée : ils faisaient payer leurs services pour poser les questions d'actualités au gouvernement.  G. Hernandes, ancien ministre de la Défense a même déclaré à l'écrivain Amitav Gosh: " Si l'on appliquait ici la peine de mort pour courruption comme en Chine, il n'y aurait plus un survivant à l'Assemblée"!!!

Il est loin le temps où le docteur Ambedkar, la constitution indienne qu'il avait rédigé sous le bras, montrait la direction à tous ceux qui faisaient de politique : tirer les autres vers le haut et montrer l'exemple. Aujourdh'ui encore, à chaque anniversaire de sa disparition, les fleurs envahissent ses statues, et les intouchabes vénèrent le docteur Ambedkar presque comme un dieu

Des boutiquiers de la politique d'aujourd'hui (tous pays confondus) que restera-t-il demain?

 

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05/02/2007

politique... incorrecte

Dans le langage commun, les Indiens utilisent souvent le mot "politician" en guise de synonyme à "gangster". Politique et mafia ont en effet ici plus d'un point en commun. Le clientélisme par exemple. Avoir un abonnement permettant de posséder une bouteille de gaz est une affaire très compliquée dans le pays: l'obtention est soumise à conditions, les délais sont interminables, etc. La pénurie (trop de demandes pas assez d'offres) est en fait bien organisée sur ce produit. Cela permet de faire fonctionner un marché noir florissant... et de faire campagne éléctorale, voir ci-dessous cette encart électoraliste parue dans The Hindu. Le Premier ministre du Tamil Nadu est en tournée, c'est celui qui a des lunettes noires (non, il n'est pas aveugle, c'est un accessoire indispensable du politicien tamoul, le look parrain sicilien). Sur cette image il offre des bouteilles de gaz à de pauvres gens si... reconnaisssants. Oh, que cet homme est bon!  semble dire la modeste famille tout sourire pour son bienfaiteur... à vomir.


En Inde, ce n'est pas l'odeur du gaz qui est la plus nauséabonde, vraiment!

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